Lecture de « Produire son oeuvre », de Rémi Hess

Produire son oeuvre

Pourquoi lui faire une place dans votre bibliothèque : pour se rassurer
Le livre manquant : un livre sur la conciliation enseignement et recherche par les (apprentis-)universitaires
à prendre pour : une soirée
rapport nombre de pages/contenu : **
ce qu’il faut lire juste après : 
L’art de la thèse – Stéphane Beaud
Ce qu’il ne faut surtout pas lire juste après : un article sur l’abandon des doctorants

Ayant lu récemment Le doctorat : un rite de passage qui m’avait semblé plutôt stimulant, je me suis intéressée à la collection « l’anthropologie au soin de la rue » de Tétraèdre, et je suis tombée sur Produire son œuvre – l’art de la thèse. Je m’attendais à une description détaillée des processus de rédaction de la thèse, mais que nenni. Il s’agit en réalité d’un guide pour thésards comme il y en a un certain nombre, mais en version rédigée (contrairement à L’art de la thèse qui est un guide plus conventionnel, avec un certain nombre d’entrées thématiques) et « incarnée », puisque l’auteur se met largement en scène. Les deux premiers chapitres (environ un tiers du livre) décrivent ainsi la carrière universitaire de l’auteur, et les thèses et mémoires qu’il a encadrés. Cette mobilisation de la biographie de l’auteur se prolonge d’ailleurs dans les autres chapitres, puisque l’auteur se base sur un certain nombre d’exemples tirés de son expérience de directeur de mémoire/thèse. En effet, comme Laetitia Gérard (Le doctorat : un rite de passage) et Pascal Nicolas-Le Strat (Journal de thèse), Rémi Hess milite pour la valorisation de « l’incarnation » de la recherche et la mise au jour de la subjectivité du chercheur dans la production d’un travail de recherche.

Rémi Hesse donne quelques conseils généraux aux doctorants, comme l’importance de tenir un journal de thèse (et des indications sur ce qui peut être inscrit à l’intérieur), de bien cibler son terrain et son directeur, et même sur où écrire, les livres à acquérir et ceux à consulter en bibliothèque et comment les ficher. Un chapitre est consacré à la soutenance, en soulignant l’importance cruciale de cette conclusion de plusieurs années de recherche. Mais pas de pression ! Le dernier chapitre porte sur la relation entre doctorant et directeur de thèse.

Bref, rien de vraiment révolutionnaire, si ce n’est le témoignage de la carrière de Rémi Hesse. Il peut être utile à lire au moment de l’inscription en thèse, pour se familiariser avec le monde de la recherche, d’autant qu’il est plus agréable à lire qu’un guide à proprement parler, nécessairement plus austère. Cependant, il ne donne pas autant de pistes concrètes, et n’aborde pas autant d’aspects de la thèse (par exemple, sur les moyens de publier pendant et après la thèse) que d’autres guides (comme Devenir chercheur, par exemple).

Hess Rémi, Produire son oeuvre – le moment de la thèse, Tétraèdre (coll. « L’anthropologie au coin de la rue »), 2003

Autres lectures :
Esprit critique
L’orientation scolaire et professionnelle

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