Le maintien de la différence entre les sexes – relations de couple entre aliens

On ne présente plus le célèbre ouvrage de John Gray, Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus [1]. Ce livre, et bien d’autres productions textuelles, tentent de réduire les incompréhensions entre les sexes, en rendant accessible et intelligible pour le lecteur ou la lectrice les dispositions et les « natures » de chacun des sexes. La « nature » de l’autre sexe semble tellement différente et difficile à appréhender qu’on en vient à se demander comment ils ont réussi à entretenir des relations à ce jour. Heureusement, de nombreux textes sont aujourd’hui mis à disposition du lecteur ou de la lectrice consciencieux-euse et désireux-euse de faire fonctionner son couple (ou d’avoir de « bonnes » relations sexuelles). Hétérosexuel, évidemment.

Cet article consiste en une synthèse de travaux de sociologie portant sur des productions textuelles (magazines, livres de développement personnel) à destination des femmes[2]. Trois sociologues se sont en effet attachées à analyser quatre magazines féminins (Girls !, 20 ans[3], Marie Claire, Cosmopolitan[4]) et des ouvrages de développement personnel[5]. Ces textes ont en commun de marteler l’idée selon laquelle les hommes et les femmes sont ontologiquement différents : il s’agit de faire prendre conscience aux lectrices les dissemblances entre les sexes, et souvent de leur donner des astuces, des méthodes, afin d’améliorer les relations entre les sexes. Ces disparités seraient fondées sur la Nature : des différences « biologiques » entre les hommes et les femmes impliqueraient des différences psychologiques, des dispositions différentes. Comment ces textes, sous couvert de « révéler » des différences, contribuent à assigner aux femmes une responsabilité particulière dans le fonctionnement du couple ?

1. La Nature des sexes

Les magazines féminins du corpus étudié clament l’incompréhension entre les sexes et affirment l’existence d’un fossé qui sépare les hommes et les femmes en ce qui concerne leurs rapports aux relations amoureuses, aux émotions et à la sexualité[6].  Ce fossé reposerait sur un « constat », jamais remis en cause : les femmes cherchent l’amour, les hommes cherchent du sexe. Par exemple,  dans Girls !, « les modèles de genre sont caractérisés par une dichotomie très stricte : à l’un l’impulsion, le plaisir et le besoin de sexe, à l’autre la sensibilité, l’affectivité, l’émotivité et la sentimentalité »[7]. De même, Marie Claire et Cosmopolitain mobilisent l’idée selon laquelle les hommes auraient davantage de pulsions sexuelles que les femmes. Les différences entre les sexes sont naturalisées, de différentes façons selon les supports textuels du corpus.

Ces différences sont présentées comme enracinées dans les rôles que les femmes et les hommes jouent dans le processus de reproduction. Ainsi, on peut lire dans Girls ! que « les filles ont un pouvoir immense sur les mecs. Elles sont pour eux un objet de fascination, de désir et parfois même de crainte. La raison de cette force d’attraction est provoquée par la nature, qui s’assure ainsi que l’espèce humaine continuera toujours de se reproduire » (avril 2000). De même, dans 20 ans, les hommes sont définis comme avant tout guidés par leurs pulsions sexuelles : « la nécessité d’un équilibre social et familial a conduit l’homme, au cours des millénaires de l’évolution, à réfréner (très légèrement) ses pulsions primaires » (février 2001). Ces deux extraits (notamment l’invocation de « l’évolution ») renvoient les hommes du côté de la Nature, qui peinent à se civiliser de fait de la mystérieuse attraction que les femmes exercent sur eux. A l’inverse, dans Cosmopolitain, ce sont les femmes qui sont renvoyées à la Nature : « parce qu’elle est programmée pour assurer la survie de l’espèce, grâce à son utérus, elle a développé ce besoin [de plaire] » (décembre 2001).

En ce qui concerne la littérature de thérapie de couple, les auteurs font souvent appel à la psychologie évolutionniste, qui essentialise les différences hommes-femmes en affirmant qu’elles découlent du processus de « sélection naturelle » dans les rapports de séduction et de reproduction ou de dispositions adaptées à la vie « dans les cavernes », au temps de la préhistoire. Irène Jonas met l’accent sur l’importance accordée à la communication et à la parole dans le corpus qu’elle a étudié. Ainsi, les hommes et les femmes sont présentés selon des oppositions systématiques : « là où les hommes veulent le pouvoir, les femmes souhaitent des relations de coopération (les garçons aiment gagner, les filles aiment jouer) ; là où les hommes aiment les choses et les objets, les femmes aiment les gens et les relations ; là où les hommes sont en concurrence, les femmes coopèrent (l’homme  marche à la domination, la femme à l’émotion). »[8]. Ces différences se manifesteraient également dans le domaine de la communication : « la parole, qui au masculin serait un outil de communication (informative et conseillère) et une affirmation de soi, serait au féminin un moyen d’expression, une façon de créer du lien et de construire une relation »[9].

Ces préjugés concernant une « Nature » propre à chaque sexe se manifestent également dans l’hétéro-normativité et l’hétérosexualité obligatoire qui émanent de ces textes. En effet, ils mettent en scène les rapports amoureux et sexuels hétérosexuels comme étant au centre des préoccupations des lectrices (contribuant ainsi à ériger la préoccupation pour l’autre sexe comme norme au sein des centres d’intérêt des femmes). La question de l’homosexualité est rarement abordée, et seulement sur un mode « distancié ». Par exemple, Marie-Laure Déroff cite ce passage de Marie-Claire : « une femme attirée par une autre femme est une réalité et un fantasme aujourd’hui autorisé. Mais ce n’est pas de l’homosexualité pour autant. La femme peut être attirée par la femme au sens non-sexuel, mais émotionnel » (juillet 2001). En effet, de façon implicite, la différence de sexe serait le seul moyen de créer le « mystère » nécessaire à la séduction. La femme serait faite pour l’homme et l’homme pour la femme, c’est la Nature. Et la femme serait faite pour avoir une sexualité hétérosexuelle avant tout dans le cadre du couple. En effet, même si la sexualité n’est pas pensée dans ces magazines exclusivement au sein du couple (ces revues ayant pris acte de la libération des mœurs consécutive à Mai 68), ce dernier occupe une place centrale dans les rubriques. Ainsi, les « expériences sexuelles » des femmes, qui peuvent prendre la forme de relations éphémères, ne sont perçues comme légitimes dans la mesure où la sexualité inaugure le couple dans la société contemporaine : ces expériences sont pensées comme participant à une quête du Conjoint, supposée partagée par toutes les femmes. Dans Girls !, qui s’adresse à un public plus jeune, la question ne se pose même pas : la « première fois » (et les suivantes) ne peut avoir lieu que dans le cadre d’une « love story ».

Ainsi, dans les textes étudiés, les hommes et les femmes seraient ontologiquement différents. Cette disparité entre les sexes reposerait sur des natures régies par des couples d’oppositions, dont le principal est le fait que les femmes sont guidées par leurs cœurs, les hommes par leurs corps. Cependant, l’articulation entre les différences biologiques et les différences psychologiques n’est jamais interrogée, et est au contraire confortée par la mobilisation de théories qui présentent ces différences comme l’héritage de la place des hommes ou des femmes dans le processus de reproduction ou dans une vie préhistorique caricaturée. Pour mener des relations hétérosexuelles harmonieuses, les femmes devraient détenir des connaissances, dispensées par ces textes, afin de comprendre l’autre sexe.

2. Le nouveau travail féminin dans le couple

L’enjeu serait avant tout de comprendre l’autre sexe, nécessairement pensé comme incompréhensible. Un des objectifs des magazines féminins étudiés serait alors de saisir le fonctionnement de l’autre sexe par des articles. Par exemple, Caroline Moulin énumère divers articles de Girls ! : « ils n’ont pas tout compris aux filles » (avril 2000), « ce qu’ils détestent chez les filles » (juillet 2000), « les faiblesses cachées des garçons » (mars 2000), « les mecs, mieux les comprendre, mieux les aimer » (mars 2001), « la vérité sur les mecs plus âgés » (mai 2000). De même, Marie-Laure Déroff cite la rubrique de Cosmopolitain « nos amis les hommes » : « à quoi nos mecs sont-ils accros ? », « qu’est-ce qui les rassure », « ils ne sont pas jaloux, mais… ». Le témoignage d’hommes peut également être mobilisé pour satisfaire cet enjeu de compréhension des sexes, témoignage nécessairement légitime, dans la mesure où les hommes et les femmes sont pensés comme des entités systématiques : n’importe quel homme est donc un « expert » des désirs et des dispositions masculins.

Les textes du corpus prescrivent des comportements différents selon l’âge de la lectrice-cible. Girls !, qui cible les 15-17 ans, enjoint ses lectrices à la retenue : les filles ne doivent pas céder trop facilement aux demandes masculines (les garçons étant pensés comme obsédés par le sexe et potentiellement susceptibles de vouloir profiter de la naïveté féminine) et surtout, l’acte sexuel doit être mis au service de la relation amoureuse. De plus, il ne s’agit pas seulement de privilégier le sentiment à la pulsion, mais aussi de s’assurer de l’authenticité du sentiment amoureux. Les lectrices devraient donc faire un travail sur elles-mêmes afin de s’assurer qu’elles sont « vraiment amoureuses » (par exemple, en répondant aux tests proposés dans le magazine) avant de faire le « grand saut ». Le choix de ce dernier terme n’est pas anodin, dans la mesure où selon Caroline Moulin, Girls ! se caractérise par une euphémisation du discours sur la sexualité (la mention des pratiques concrètes est circonscrite à la rubrique « sexologie »). Ainsi, les filles auraient un devoir de retenue, qui passe tant par une attitude passive (conformément aux représentations traditionnelles de la féminité) que par une responsabilité qu’elles doivent endosser dans la relation hétérosexuelle (en résistant aux désirs masculins mais aussi en prenant en charge les contraintes contraceptives).

Ce devoir de responsabilité des femmes dans la relation amoureuse est également mobilisé dans les magazines destinés à un lectorat de femmes adultes (Cosmopolitan, Marie Claire), mais selon une modalité différente. En effet, il ne s’agirait pas de juguler les pulsions masculines, mais de les guider, en faisant l’acquisition d’un savoir-faire relationnel (en apprenant comment soumettre leurs désirs ou leurs insatisfactions aux hommes, ou à connaitre leur corps de façon à pouvoir guider leur partenaire, tout en respectant l’égo masculin, notamment en laissant à l’homme l’initiative). Ce savoir-faire relationnel est également le nerf de la guerre des ouvrages sur les thérapies de couple. En effet, pour former un couple sain (le couple étant par défaut « malade », du fait des différences ontologiques entre les hommes et les femmes), ses membres devraient « apprendre des attitudes et des échanges verbaux propres à initier et favoriser une véritable communication entre conjoints qui tiennent compte de leurs dites spécificités masculines et féminines »[10]. En effet, ces ouvrages sont imprégnés de la croyance selon laquelle la communication résoudra tous les problèmes des couples. Les hommes ayant moins besoin de parler (ils utiliseraient le langage pour communiquer des informations plus que pour exprimer leurs sentiments) que les femmes et ayant davantage besoin de silence (pour réfléchir ou parce qu’ils sont pudiques) ; ce serait aux femmes de s’adapter, d’adopter un langage plus synthétique, de ne pas parler à tort et à travers, de ne pas interrompre l’homme quand il daigne prendre la parole et ruser (en formulant leurs désirs sous la forme de souhaits plutôt que sous la forme de recommandation), etc.

Les textes du corpus inculquent donc aux femmes un travail de gestion de la relation de couple : à l’adolescence, il s’agirait d’inciter les garçons à se tourner vers des relations affectives plus que sexuelles (en résistant aux demandes masculines d’avoir des relations sexuelles trop tôt mais aussi en s’assurant de l’authenticité de ses propres sentiments) ; puis à l’âge adulte, les femmes devraient apprendre un langage particulier afin de communiquer avec les hommes. Selon ces textes, ce sont donc aux femmes d’apprendre à s’ajuster aux hommes, les hommes étant pensés comme plus proches de la Nature (parce qu’ils sont soumis à leurs pulsions sexuelles) et donc « impossible à civiliser ». Cependant, cette injonction me semble dommageable pour les femmes, d’une part parce qu’elle les renvoie à la figure traditionnelle de la « bonne épouse », qui fait passer les besoins et les dispositions de son conjoint avant les siens ; et d’autre part parce qu’elle fait peser sur elles l’échec potentiel du couple. En effet, si c’est à la femme d’apprendre à faire fonctionner la relation et les rapports sexuels, ce serait potentiellement son manque de connaissances du fonctionnement masculin ou son refus de se conformer aux prescriptions des magazines et des ouvrages de thérapie de couple qui entraineraient l’échec de la relation.

3. Vers un renversement des rôles ?

Bien que comme on l’a vu précédemment, les textes du corpus reprennent à leur compte des préjugés et des dispositions sexuées traditionnelles : les femmes seraient guidées par leurs sentiments et les hommes par leurs pulsions sexuelles, les femmes seraient naturellement plus empathiques et tournées vers autrui (du fait de leur assignation millénaire à la charge des enfants), elles devraient adopter une attitude passive dans la relation et les rapports sexuels (pour préserver l’égo masculin), elles n’auraient des relations sexuelles que dans le cadre monogame du couple hétérosexuel ou presque… Pourtant, Marie Claire, Cosmopolitan et 20 ans ont pris acte des changements concernant l’égalité homme-femme de ces cinquante dernières années. Ainsi, la prise d’un contraceptif et l’exercice d’une activité professionnelle sont perçues comme deux évidences de la vie de leurs lectrices.

Plus spécifiquement, 20 ans laisse une large place dans ses colonnes à un discours sur une « guerre des sexes ». La revue enjoint ses lectrices à voir les hommes comme un objet de consommation, à jouer des attitudes féminines stéréotypées de façon stratégique afin de les séduire, voire à prendre les devants et à adopter une attitude active dans la drague. Plus largement, on y trouve un éloge de l’hédonisme, de la sensualité, du plaisir et de la sexualité. Pourtant, ces exhortations ne sont pas sous-tendues par un discours sur l’indifférenciation des sexes, mais découlent au contraire de la « nature » propre de chacun des sexes. En effet, du fait de leurs inclinations au sentiment et au romantisme, les femmes seraient davantage exposées à la trahison. Ainsi, pour se protéger, elles n’auraient pas d’autre choix que d’importer des critères de masculinité et d’imiter les comportements des hommes, en allant à l’encontre de leur propre nature. Une sexualité impulsive et hédoniste pour une femme reposerait donc sur une construction conscientisée.

C’est également le discours tenu par Marie Claire et Cosmopolitan. Par exemple, les articles sur l’infidélité féminine ou sur des femmes assumant une sexualité hédoniste présentent des femmes qui « font comme » les hommes, et non qui « sont comme ». Ils cherchent à rendre compte de leurs motivations, des déterminants de cette attitude. En effet, la sexualité féminine passant avant tout par les sentiments dans les représentations de ces magazines, la déviance de certaines femmes par rapport à une sexualité monogame dans le cadre d’une relation affective hétérosexuelle est à élucider. A l’inverse, de telles attitudes de la part des hommes sont perçues comme « naturelles », puisqu’elles découlent de leurs pulsions sexuelles.

Dans ces trois magazines, des comportements sexuels hédonistes de la part des femmes (relations éphémères ou d’un soir, infidélité) ne sont pas pensés comme naturels, mais découlant au contraire d’évolutions culturelles, sociales et historiques. Pour adopter de tels comportements, les femmes concernées doivent donc travailler sur elles-mêmes, lutter contre leurs dispositions spontanées (voire avoir été « blessées par la vie » ?), afin d’adopter une sexualité qui ne soit pas réduite à une relation amoureuse et monogame. De plus, ces comportements ne sont pas perçus comme découlant de changements dans la féminité, mais au contraire comme des emprunts aux comportements masculins (Marie-Laure Déroff).Ces revues n’interrogent donc pas la naturalité des dispositions qui poussent les femmes à envisager les relations sexuelles et affectives dans le cadre exclusif du couple monogame, dispositions qui découlent pourtant d’injonctions culturelles stigmatisant les femmes qui dérogent à ce cadre. En effet, le cantonnement des relations sexuelles des femmes aux relations de couple est historiquement lié en grande partie à la volonté d’assurer la préservation de la lignée familiale : s’assurer de la fidélité sexuelle des femmes, c’est s’assurer que les enfants qu’elles mettront au monde seront bien ceux de son mari. Or, la diffusion de la contraception n’a pas permis la remise en cause de la prescription de ce comportement auprès des femmes (du moins, pas totalement).

Conclusion

Marie-Laure Déroff et Caroline Moulin soulignent toutes les deux que les magazines féminins n’ont pas réellement d’équivalent masculin, les revues lues majoritairement par les hommes ou adressées avant tout aux hommes se concentrent généralement sur une pratique ou sur un thème précis. Certes, il existe aujourd’hui quelques pendants masculins de ces revues, mais ils n’ont ni l’ancienneté, ni la visibilité et la diffusion des magazines féminins. De même, dans le cas des ouvrages de développement personnel concernant les couples, bien qu’ils s’adressent théoriquement aux hommes et aux femmes, ces dernières en sont les consommatrices majoritaires. Le fait que cette littérature de décryptage du sexe opposé et de support de conseils pour améliorer les relations de couples s’adresse prioritairement aux femmes implique que ce soit à elles de s’adapter à la « nature » masculine, pensée comme trop « primitive » (ou liée à un manque de compétences communicationnelles dans le cas des ouvrages de thérapie de couple) pour être changée. Ainsi, sous couvert d’améliorer les relations entre les sexes, ce corpus renaturalise les comportements prescrits pour chacun des sexes (en niant leur caractère social), renvoie les femmes à des comportements traditionnels (de passivité, de résistances aux désirs masculins dans Girls !, de « bonne épouse » dans la littérature « psy » concernant les relations de couples) et leur impose la responsabilité de faire fonctionner le couple par un travail sur elles-mêmes et une modification de leurs dispositions « naturelles », leur assignant un « nouveau travail dans « l’entreprise-couple » »[11].

De plus, en posant l’hétérosexualité et l’intérêt pour les relations amoureuses et le romantisme comme une disposition « naturelle » des femmes, ces textes contribuent d’une part à faire de la relation hétérosexuelle le seul horizon possible de relation amoureuse ou sexuelle, et d’autre part à enjoindre les femmes à faire de la quête du Conjoint et de leur relation amoureuse monogame une de leurs préoccupations principales (au détriment d’un investissement mental dans leur carrière ou dans leurs loisirs, donc des objets symboliquement plus prestigieux ?).

Bibliographie

Déroff Marie-Laure, Homme/femme : la part de la sexualité – une sociologie du genre et de l’hétérosexualité, Presses universitaires de Rennes (coll. « le sens social »), 2007
Jonas Irène, « le nouveau travail féminin dans « l’entreprise-couple » », Cahiers du genre, n°41, 2006
Jonas Irène, « un nouveau travail de « care » conjugal : la femme « thérapeute » du couple », Recherches familiales, n°3, 2006
Jonas Irène, « les relations entre hommes et femmes au miroir de la littérature de thérapie de couple », Recherches et prévisions, n°89, septembre 2007
Jonas Irène, Moi Tarzan, toi Jane – critique de la réhabilitation « scientifique » de la différence hommes/femmes, Syllepse (coll. « Nouvelles questions féministes »), 2011
Moulin Caroline, Féminités adolescentes – itinéraires personnels et fabrication des identités sexuées, Presses universitaires de Rennes (coll. « le sens social »), 2005

Pour aller plus loin : réflexion critique sur les magazines féminins


[1] Gray John, Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus, J’ai lu, 1997

[2] En effet, selon Irène Jonas, bien que les livres de développement personnel pour améliorer les relations de couples hétérosexuels se présentent comme s’adressant aux hommes et aux femmes, leurs destinataires privilégié-e-s sont les femmes.

[3] Analysés par Caroline Moulin (Moulin Caroline, Féminités adolescentes – itinéraires personnels et fabrication des identités sexuées, Presses universitaires de Rennes (coll. « le sens social »), 2005).

[4] Analysés par Marie-Laure Déroff (Déroff Marie-Laure, Homme/femme : la part de la sexualité – une sociologie du genre et de l’hétérosexualité, Presses universitaires de Rennes (coll. « le sens social »), 2007)

[5] Analysés par Irène Jonas. Voir bibliographie à la fin.

[6] Ces relations amoureuses et sexuelles étant pensées comme « naturellement » hétérosexuelles dans ces textes, les premières seront pensées comme synonymes de « relations amoureuses et sexuelles hétérosexuelles ».

[7] Moulin, 2005, p. 35

[8] Jonas Irène, « les relations entre hommes et femmes au miroir de la littérature de thérapie de couple », Recherches et prévisions, n°89, septembre 2007, p.24

[9] Ibid, p.25

[10] Jonas Irène, « les relations entre hommes et femmes au miroir de la littérature de thérapie de couple », Recherches et prévisions, n°89, septembre 2007, p.23

[11] Jonas Irène, « le nouveau travail féminin dans « l’entreprise-couple » », Cahiers du genre, n°41, 2006

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