L’hétérosexualité à l’épreuve du travestissement dans les shôjos (partie 2)

Partie 1 : Mint Na Bokura
Partie 2 : L’infirmerie après les cours

2. L’infirmerie après les cours : les relations hétérosexuelles comme ce qui fait le genre

Dans l’infirmerie après les cours, le paradigme est inversé par rapport au manga précédent : ce n’est pas le genre qui définit les « bonnes » relations (c’est-à-dire hétérosexuelles), mais la relation hétérosexuelle qui définit le genre. En effet, le corps de Mashiro, le personnage principal, est intersexué : la moitié inférieure est celle d’une fille et la moitié supérieure est celle d’un garçon (c’est du moins la façon dont il est défini dans le manga). Dans la première partie du manga, Mashiro veut se faire passer pour un garçon : il[1] porte un uniforme masculin, il a un comportement galant de « prince » (ce sont d’autres personnages qui l’appellent ainsi) envers les personnages féminins. Fasciné par la figure du « chevalier servant », il rêve d’être un « homme à part entière » (c’est-à-dire ayant un phallus). Convoqué dans une infirmerie secrète, l’infirmière lui explique que les « cours » donnés dans cette infirmerie lui permettront de réaliser son souhait (devenir un homme « complet ») et de quitter le lycée. Ce cours d’un genre particulier, qui a lieu tous les jeudi soirs et qui reçoit une demi-douzaine d’élèves convoqués, consiste à dormir : les élèves qui le suivent sont plongés dans un rêve partagé, dont le but est de trouver une clef qui leur permettra de quitter le lycée, en se battant (et en tuant dans le rêve[2]) s’il le faut avec les autres élèves dans rêve pour l’obtenir. Pour ceux qui ont échoué (qu’ils aient été tués ou qu’un autre élève ait trouvé la clef avant eux et soit parvenu à quitter le lycée), ils sont invités à se rendre à ce cours la semaine suivante, jusqu’à ce qu’ils parviennent à trouver la clef.

L’identité masculine de Mashiro est mise à mal dès les premières pages : il renonce au kendo (un sport qui lui permettait de conforter son identité masculine à ses yeux) car son corps féminin serait trop faible par rapport aux corps masculins de ses adversaires (« si j’ai perdu contre So, c’est parce que je suis une fille », tome 1), et ce d’autant que ses règles sont douloureuses (le manga commence par les premières menstrues du héros, signe en théorie de son entrée dans la féminité). Cette identité sexuée est d’autant plus menacée que dans le rêve (à l’infirmerie), son avatar prend l’apparence du corps que Mashiro a dans la réalité, vêtu d’un uniforme féminin et qu’un personnage met son corps à nu devant tous les autres participants du rêve[3], révélant ainsi le secret de son corps. Or, les autres participants du rêve apparaissent sous diverses formes, reflétant la « nature » de leur coeur : un bras interminable, une fille avec le visage et la poitrine sont remplacés par un trou, une armure, une petite fille vêtue d’un imperméable, un téléphone portable, etc. Cette dissymétrie frustre Mashiro : il se sent lésé, dans la mesure où les autres participants savent qui il est et quel est son secret, qu’il perçoit comme monstrueux[4], alors qu’il ne sait presque rien d’eux. Tous ces éléments l’amènent dans un premier temps à vouloir conforter son identité masculine dans la réalité, notamment par le biais de sa première relation amoureuse avec une femme (une autre participante du rêve, Kuréha Fujishima). Dans un second temps, l’acceptation de ses sentiments pour un homme (So) puis leur relation amoureuse l’amènent à accepter une identité féminine.

2.1   La définition du « bon » genre

Ainsi, l’ambigüité quant au genre et au sexe du héros fait que la définition du « bon » genre (bon au sens normatif et au sens qu’il implique des relations hétérosexuelles) représente un enjeu pour plusieurs personnages, à commencer par le personnage principal lui-même.

Ainsi, Mashiro répète à qui veut l’entendre qu’il est un homme : à l’infirmière qui lui demande pourquoi il portait un uniforme féminin dans le rêve alors qu’il est si sûr d’être un homme (il lui répond « je n’ai aucun doute ! Je suis un homme ! Je tiens à être viril à tout moment, à être vaillant et fort, à suivre mon idéal… », tome 1), à So – un garçon participant au rêve qui finit par avouer ses sentiments à Mashiro –, etc.

So : « Pourquoi tu embrassais Fujishima ? »
Mashiro : « Je suis un garçon, j’ai le droit, non ?! »
So : « D’habitude, on dit plutôt « parce que je l’aime, non ? », tome 1

So « : Je t’aime »
Mashiro : « Je suis un garçon ! », tome 2

Il essaye également de se convaincre lui-même (« les garçons sont plus forts. Les garçons sont plus robustes. Les garçons sont plus libres. Les garçons ont moins de faiblesses. Pour toutes ces raisons, je voudrais devenir un garçon. », tome 1). Mashiro ne se considère pas comme une fille non seulement parce que pour lui la féminité est rattachée à la faiblesse (la sentimentalité, un corps faible) mais aussi parce que son corps ne « conviendrait » pas (« je fais 1m70, c’est trop grand pour une fille […] et puis je suis trop osseux », tome 1). Il préfère donc s’identifier au genre masculin, qui lui semble plus conforme à son apparence. Les deux personnages amoureux de Mashiro (Kuréha Fujishima et So) luttent aussi l’un avec l’autre verbalement pour faire valoir ce qui est à leurs yeux le « bon » genre de Mashiro (c’est-à-dire celui qui est opposé au leur) :

Kuréha : « Tu l’as embrassé ! J’y crois pas ! Espèce d’homo ! »
So : « ‘suis pas homo ! c’est plutôt toi qui t’affiches en lesbienne ! »
Kuréha : « ‘suis pas lesbienne !! Mashiro est un garçon ! »
So : « Elle a rien d’un mec… », tome 2

Kuréha : « Mashiro ne peut pas tomber amoureux de toi !! Puisque c’est un garçon !! »
So : « Tu ne devrais pas plutôt dire « même s’il était une fille » ? », tome 2

Kuréha : « les garçons nous font miroiter des chimères… mais ils ne sont jamais là quand il faut. »
So : « Peut-être, mais tu as beau l’insulter, tu vas fondre en larmes si elle te largue, non ? »
Kuréha : « Mashiro a décidément tout d’un garçon. »
So : « Tu crois ? Pourtant, ya pas plus féminin qu’elle. »
Kuréha : « C’est un garçon !! Un garçon !! », tome 6

En effet, Kuréha veut que Mashiro soit défini comme un garçon (« Je veux que tu restes un garçon, Mashiro. Tu es le seul garçon… que je peux aimer. », tome 1) car elle a été violée par un homme quand elle était enfant : ce traumatisme l’a marquée au point qu’elle déteste les hommes, qui lui font peur. Or, Mashiro n’ayant pas d’appareil génital masculin, il ne peut pas lui faire de mal comme l’a fait son agresseur. A l’inverse, So considère Mashiro comme une fille et tente de lui faire accepter ce genre (par exemple, il lui demande « il suffit d’embrasser une fille pour être un homme ? Et si tu embrassais un mec ? », tome 1, avant de l’embrasser). So a une réputation de séducteur, il est sorti avec de nombreuses élèves du lycée avant de les quitter sans ménagement : les relations sexuelles qu’il entretient sont hétérosexuelles et s’il envisage Mashiro comme une conquête possible, c’est parce qu’il le considère comme une fille. Ainsi, comme dans le cas de Mint Na Bokura, l’appartenance de l’objet du désir au sexe opposé au sujet désirant est un préalable à l’intérêt romantique et/ou sexuel. So n’aura alors de cesse de faire admettre à Mashiro qu’il est une fille, comme préalable à des relations amoureuses entre eux.

De même, les relations sexuelles ne semblent donc être possibles qu’entre personnes du sexe opposé dans les représentations des personnages

So à Mashiro : « Tu as couché avec Fujishima? Avoue que ce n’est pas possible car tu es une fille », tome 2

l’armure dans le rêve s’adressant à l’avatar de Mashiro, en s’apprêtant à le violer : « Tu es une femme. Je vais faire de toi une femme. »[5], tome 2

Ainsi, genre et hétérosexualité entretiennent une relation circulaire : Mashiro commence à sortir avec Kuréha en partie pour affirmer son genre comme masculin[6], et Kuréha et So tentent de faire valoir le genre de Mashiro comme étant celui opposé au leur (respectivement) afin de rendre possible des relations amoureuses entre eux.

2.2   La conception du personnage principal de sa propre identité sexuelle et de son identité genrée

L’évolution du genre de l’uniforme dans le rêve est révélatrice du genre que s’attribue Mashiro, en lien avec ses relations amoureuses. Ainsi, dans les deux premiers rêves, il porte un uniforme féminin, ce qui le met fortement mal à l’aise puisque cela contribue à mettre son secret à nu. Pourtant, à partir du tome 2, il porte un uniforme masculin, symbole que Mashiro a en partie dissipé ses doutes quant à une possible identité féminine du fait de sa relation avec Kuréha. L’uniforme féminin réapparait lorsque Kuréha met fin à leur relation sous prétexte que Mashiro n’est pas vraiment amoureux d’elle et qu’il se sert d’elle, d’une part pour conforter son identité de genre aux yeux des autres et d’autre part pour conforter l’image qu’il a de lui-même de chevalier servant, protégeant sa dame contre les dangers dans le rêve (dans le tome 7).

Mashiro commence alors à admettre son amour pour So (un garçon, donc) en se confessant à une autre élève de l’école. Ce qu’il ignore, c’est qu’elle aussi fait partie des élèves de l’infirmerie après les cours et elle connait donc le secret du corps de Mashiro. Elle se fait alors la réflexion que « Mashiro est amoureuse de quelqu’un en tant que fille. » (tome 7) (comme si un homme ne pouvait pas être amoureux d’un autre homme, en tant qu’homme). Ainsi, la relation hétérosexuelle jouerait un rôle décisif dans la définition du genre : « c’est la première personne à m’avoir traité comme une fille… il a été gentil et… il a agi avec moi comme un homme le ferait avec une femme. » (tome 7).

L’acceptation de sentiments amoureux envers un homme aurait donc permis à Mashiro d’accepter son genre féminin, qui s’opposerait à sa volonté initiale de se définir comme masculin liée à de « mauvaises » raisons (c’est-à-dire une idéalisation du genre masculin).

2.3   Une identité de genre relativisée ?

En effet, bien que l’identité de genre constitue l’enjeu de la majeure partie du manga, Mashiro en vient pourtant à relativiser son importance dans le dernier tome : il cesse d’idéaliser la virilité et la féminité (cette dernière étant perçue comme plus difficile, devant obéir à des canons esthétiques) et de percevoir ses problèmes comme la résultante de l’anormalité de son corps. Il déclare que ce qui est important « c’est le chemin que j’ai tracé de mes mains, ma manière de vivre, que je choisisse d’être une fille ou garçon » (tome 10).

Son parcours initiatique consistait donc moins à l’amener à choisir un genre qu’à lui faire comprendre que ce qui est important, ce n’est pas son genre mais le fait de s’affranchir du regard des autres. Kuréha lui avait déjà reproché de ne pas vouloir devenir un homme (dans le tome 5) après avoir refusé de « faire d’elle une femme » (par des rapports sexuels) sous prétexte que « [s]on corps n’est pas entièrement celui d’un homme » et de se servir de son corps comme excuse (« pour toi c’est facile, « tu n’es pas un garçon » et « tu n’es pas une fille », tu auras toujours des excuses pour fuir la réalité », tome 7).

A partir du tome 8, il réalise enfin que ce n’est pas sa part de féminité qu’il rejetait, mais ses propres faiblesses : « Je n’ai jamais souhaité devenir une femme. Je n’en voyais que les défauts. Tout y était compliqué et ennuyeux. Je fuyais cette odeur… parce qu’au fond de moi… je savais que j’en étais une. Je stigmatisais ma féminité… comme la source de tous mes défauts », tome 8. Ainsi, bien que tout le manga soit une apologie de la libre définition de soi, y compris en termes de genre pour Mashiro ,et que ce dernier en vienne à la conclusion que ce n’est pas son genre qui compte, Mashiro en vient finalement à considérer qu’au fond, il était une femme depuis le début[7] (et donc qu’à ce titre il ne puisse aimer qu’un homme et pas une femme), comme il l’explique à son double masculin dans le rêve, avant de quitter le lycée :

double masculin de Mashiro : « Tu voulais être un garçon ! Pourquoi tu as changé d’avis si subitement ? parce que tu n’as pas pu et pas su aimer Kuréha Fujishima ?! Parce que tu es tombé amoureux de So Mizuhashi ? »
Mashiro : « Non, je pense que les dés étaient jetés depuis le début. C’est le sort qui en a décidé ainsi, Kuréha et So n’y sont pour rien ! […] Tu sais, que je sois une fille ou un garçon… Ca ne changera strictement rien. », tome 10

La naturalité de l’identité de genre semble donc ambiguë : l’infirmière lui avait annoncé dès le premier tome, l’épreuve de Mashiro « est liée à [s]on corps et à [s]on cœur », comme si ses relations amoureuses étaient indissociables de son corps. Pourtant, en dépit de son désir d’être un homme, il en vient à relativiser son idéalisation des deux sexes (au début, il semblait penser qu’un homme doit être un prince charmant, fort et serviable et qu’une femme doit être mignonne) et à comprendre que son refus de la féminité n’était qu’un écran. Pourtant, parallèlement au fait que Mashiro relativise l’importance du genre dans sa propre identité, il en vient à la considérer comme naturelle et préexistante : So n’est peut-être pour rien dans son choix d’être une fille, mais on pourrait pourtant considérer que la construction narrative du manga, qui fonctionne comme un récit initiatique, invite à penser que c’est So qui, par une relation amoureuse hétérosexuelle, fait comprendre à Mashiro qu’il est une fille.

Ainsi, l’univers du rêve de l’infirmerie après les cours met l’accent sur l’importance de la volonté (en effet, la volonté d’un personnage dans le rêve peut lui permettre de transformer l’environnement ou son personnage à son avantage, ou de vaincre les autres élèves présents dans le rêve), volonté que le rêve est censé aider à renforcer grâce à la confrontation à un traumatisme propre à chaque élève, qu’il doit surmonter, et donc sur la possibilité de s’autodéterminer (en effet, rappelons que les cours à l’infirmerie sont là pour concrétiser le rêve de Mashiro d’être un homme ou une femme à part entière). Cependant, la fin se révèle assez décevante : Mashiro considère que « les dés étaient jetés depuis le début » concernant son genre, genre qui s’inscrirait donc dans sa nature (d’où sa nature émotive et l’apparition de ses premières règles) et qui aurait été révélé par le sentiment amoureux (naturellement hétérosexuel) qui s’est imposé à lui, en dépit de ses efforts pour aimer une femme. Les relations homosexuelles ne sont envisagées dans ce manga que du point de vue du sexe, et non du genre, et c’est le sexe qui construit finalement la « vraie » relation amoureuse, hétérosexuelle.

Le travestissement est presque toujours dans les shôjos un secret, que personne (ou seule une poignée d’intimes) n’est censée connaitre : ainsi dans Mint Na Bokura, un des enjeux principaux au cœur de l’intrigue est que personne, en dehors de la sœur jumelle, les parents de Noeru et la directrice, ne sont autorisés à connaitre. Au fil de l’histoire, d’autres personnes seront mises au courant, mais seulement lorsque le héros ou ses proches seront acculées à révéler ce secret. De même, dans l’infirmerie après les cours, le personnage cherche à tout prix à cacher sa « moitié féminine » aux autres.

Ce secret met en péril les relations hétérosexuelles : c’est donc son dévoilement qui permet de tomber amoureux « pour de bon » et d’entamer une relation amoureuse. Le travestissement n’est pas toujours un secret dans les mangas, notamment dans Paradise Kiss ou dans Fruits Basket, dans lesquels un des personnages s’affiche clairement comme travesti. Pour autant, le fait d’être travesti semble disqualifier ces personnages d’entrer dans une relation amoureuse, comme si le travesti affiché représentait l’altérité radicale, un individu qui ne peut pas être investi dans une relation amoureuse : dans Paradise Kiss, le personnage d’Isabella (un homme qui incarne une féminité originale, qui se manifeste par le biais d’un maquillage très prononcé – une fleur entoure un de ses yeux – et de vêtements évoquant les tenues des aristocrates femmes à l’ère victorienne) est le seul des personnages importants à ne pas être impliqué dans une intrigue amoureuse. Elle dit néanmoins à la fin du manga « une femme est heureuse de renoncer à tout par amour » alors qu’elle part en Angleterre avec son meilleur ami, ce qui semble sous-entendre qu’elle est amoureuse de lui, mais cet amour est à sens unique et est prononcé sur un ton mi-plaisantin mi-mélancolique. Il en va de même pour le personnage de Ritsu de Fruits Basket. A part dans le dernier chapitre du dernier tome, où il est habillé en homme et où on apprend qu’il va se marier avec une femme. Cependant, pendant toute la durée du manga, lorsqu’il est habillé en femme, il n’est impliqué dans aucune intrigue sentimentale, que ce soit avec un homme ou avec une femme, contrairement à tous les autres personnages importants.

Si l’ambigüité sexuelle dans les shôjos n’interdit pas ponctuellement la mise en scène de relations homosexuelles (notamment par le biais de personnages secondaires) ; la vraie relation amoureuse du personnage principal est nécessairement pensée sur un mode hétérosexuel, qui est la norme dans le shôjo. Cette relation amoureuse hétérosexuelle est permise par le fait que la personne dont le personnage principal est amoureux connait son véritable sexe, l’appartenance à des sexes opposés des deux partenaires d’une relation amoureuse étant le préalable à tout investissement sentimental.


[1] Dans cet article, le pronom vutilisé pour désigner Mashiro sera « il », parce qu’il se définit comme appartenant au genre masculin dans la majorité du manga. Par souci de simplification, Mashiro ne sera donc pas désigné par « elle » ou par « ille », bien que ce dernier pronom ait sans doute été plus pertinent.

[2] Quand un personnage meurt dans le rêve, il se réveille.

[3] Une scène similaire est mise en scène dans la Rose de Versailles, où un homme met à nu le corps d’Oscar et la violente : « il est remarquable que la féminité soit mise à nu dans la tentative de viol, comme si finalement le genre féminin était par définition celui qui est vulnérable » (Sulilay, 2003)

[4] A Kuréha qui lui parle du fait que son corps est mi-femme, mi-homme, il demande « ça te dégoûte, non ? », signe que pour lui son anormalité ne peut susciter que le rejet.

[5] Cette scène fait suite à celle qui a eu lieu dans le tome 1 où l’armure avait mis Mashiro à nu. Celle-ci menace ici de le violer.

[6] Le même raisonnement est tenu dans The Royal Doll Orchestra : Rutile, personnage androgyne, avoue à Celestite, la jeune fille qu’il a prise sous son aile, qu’il s’est servi d’elle pour « devenir un homme » (Rutile : « Eles ! J’ai tenté de me servir de toi… de t’aimer pour devenir un homme. », tome 4 ; Rutile : « ce n’est qu’un juste retour, puisque que j’ai tenté de t’aimer et de t’utiliser à mon profit », tome 5).

[7] Féminité inscrite d’ailleurs dès le début dans son corps puisque le manga commence avec l’arrivée de ses premières règles

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