Les adultes surdoués – comparaison des ouvrages sur le sujet (partie 2)

Partie 1 : présentation des ouvrages et considérations scientifiques et sémantiques
Partie 2 : caractéristiques des surdoué-e-s
Partie 3 : quel ouvrage choisir ?

3. Ce qu’est un-e surdoué-e

Le principal objectif de ces livres est de faire regagner aux adultes surdoués qui s’ignorent le droit chemin de l’auto-identification à cette catégorie de personnes, et éventuellement de permettre à ceux qui le savaient déjà de mieux gérer leurs différences et aux « normo-pensants » de comprendre ce que sont ces créatures étranges et mystérieuses que sont les surdoué-e-s. ils s’attardent donc forcément longuement sur la description des caractéristiques psychiques et émotionnelles de ces personnes[1].

     3.1  Pensée divergente

La principale caractéristique qui différencierait les personnes surdouées des « normo-pensants », c’est le fonctionnement de leur pensée : ils penseraient beaucoup plus vite que la majorité de la population (d’où le « je pense trop » du titre du livre de Christel Petitcollin (3), subtile), en arborescence et divergente. Là où Siaud-Facchin (1) et de Kermadec (2) s’intéressent plutôt à la dimension affective et sociale de la personnalité des personnes surdouées, Petitcollin (3) et Bost (4) en font le cœur de leur démonstration. Plus explicitement, les surdoué-e-s pensent en « feu d’artifice » : « une idée en fait faillir 10, qui à leur tour en font jaillir 10 nouvelles, fonctionnant par association d’idées, dans un foisonnement infini. […] Là où la pensée séquentielle enchaine une idée après l’autre de façon linéaire, cette pensée explore simultanément et parallèlement de nombreuses pistes de réflexion. […] Le travail est extrêmement rapide, au point que la solution semble s’imposer d’elle-même » (3, p.66-67). Cécile Bost l’associe à une pensée divergente, « outside the box » pour reprendre l’expression consacrée, qui permet de « faire apparaitre de nouvelles perspectives, de nouvelles solutions, faire émerger une idée géniale ou révolutionnaire » (4, p.106). Mais pas de pression.

Cette pensée serait un peu le couteau suisse mental, très utile dans certains milieux (création artistique, recherche, création d’entreprise) et elle permet grosso modo d’innover (2, p.38), de voir les choses sous un angle différent par une prise en compte du contexte global, de faire des liens entre des éléments en apparence sans rapport. Cependant, elle présente évidemment des inconvénients, de plusieurs ordres.

Tout d’abord, le surdoué perd facilement le fil : il se laisse entrainer d’une pensée à l’autre et commence soudain à réfléchir avec un problème passionnant mais qui n’a aucun rapport avec la problématique initiale qu’il devait résoudre ou le thème de la discussion[2], ou plus embêtant, vers des pensées/souvenirs négatifs qui lui font dégringoler le thermomètre émotionnel. Résultats, le surdoué se disperse dans son travail ou ne se concentre pas suffisamment pour retenir les informations (lors de l’apprentissage « par cœur » notamment[3]). En effet, les neurones exigeants du surefficient ne se satisfont pas de la facilité et de la médiocrité, qui les incitent plutôt à « décrocher » : ces cerveaux ont besoin de complexité pour fonctionner correctement[4] (3, 4), sinon il sombre dans l’ennui[5] (3).

Cette activité cérébrale rapide et permanente a également pour corolaire l’incapacité des surdoués à s’arrêter de penser, ou du moins à en ralentir l’emballement (3). Cela peut avoir pour conséquence une fatigabilité plus grande que la plupart des gens[6], ou au contraire un excès d’énergie mentale (mais pas physique) en fin de journée si le surdoué n’a pas donné assez de grain à moudre à son cerveau. Notamment, cela peut induire des problèmes de sommeil : le cerveau des surdoués refuse de s’éteindre, de lâcher prise, alors même que le corps est trop fatigué pour faire autre chose que rester allongé sans rien faire (3).

De même, il est difficile pour un surdoué de répondre simplement à un certain nombre de questions, parce qu’un grand nombre d’informations et d’éléments de réponses se chevauchent dans son esprit sans qu’il ait le temps de les organiser et les hiérarchiser. Du coup, soit il bafouille, soit il parle à toute vitesse, soit il donne l’impression de répondre totalement à côté de la plaque (3, 4).

Toujours dans le volet « handicap social », ce mode de pensée va tellement vite que le surdoué ne peut pas toujours prendre conscience des étapes d’un raisonnement : il n’a donc pas toujours les éléments pour en défendre les conclusions face à autrui, ce qui peut conduire à une mise en doute par autrui de leurs propos, voire au discrédit et à l’exclusion (2, 4). De plus, la capacité à prendre en compte un grand nombre d’informations en même temps leur donne une approche extrêmement nuancée d’un problème ou d’une situation, ce qui peut les amener à douter de la fiabilité desdites conclusions. Difficile d’avoir un avis tranché quand on a en tête toutes les circonstances dans lesquelles une affirmation n’est pas valable, ou un certain nombre de contre-exemple (3).

Ce sur quoi ces différents livres ne mettent pas suffisamment l’accent (à part peut-être celui de Bost (4)) ou alors euphémisé sous la formulation « curiosité insatiable », c’est le besoin d’être nourri de l’esprit de ces personnes. Ils pensent vite. Donc ils ont besoin de produire de nouvelles pensées en permanence pour ne pas ressasser et s’ennuyer. C’est particulièrement handicapant dans les conversations, le surdoué s’impatiente pendant que son interlocuteur finit son raisonnement, son exposé, sa phrase (1). Donc ils « zappent »,d’une pensée à l’autre, d’une activité à l’autre, se lancent dans de nouveaux hobbies (et s’en lassent vite), font plusieurs choses en même temps, consomment des énigmes (4)…

De plus, « ils sont préoccupés par les questions mystiques, par la recherche de vérité et la découverte d’un sens à la vie » (2). Le surdoué a besoin de comprendre, de réponses. Le problème, c’est que les réponses aux deux questions « pourquoi on vit ? » et « qu’est-ce qu’il y a après la mort ? » ne peuvent pas vraiment être tranchées. Du coup, soit cela devient un des rares grains aptes à faire mouliner le cerveau du surdoué, soit devient une pierre d’achoppement sur laquelle il bute et qui l’entraine dans des abymes de réflexion vertigineux.

Bref, être surdoué c’est fatigant : on pense à plein de choses, tout le temps, et pas comme les autres.

3.2   Hyperesthésie

La deuxième chose sur laquelle ces ouvrages mettent l’accent[7], c’est l’hyperesthésie des personnes surdouées, c’est-à-dire le fait que leurs sens soient nettement plus développés que la moyenne de la population. Petitcollin (3) souligne ainsi que ces personnes perçoivent plus de choses, tant d’un point de vue quantitatif (ils perçoivent un plus grand nombre de détails d’un environnement donné) que qualitatif (leurs sens sont plus affutés, ils perçoivent davantage les nuances). Par exemple, un surdoué peut écouter plusieurs choses en même temps, suivre plusieurs conversations. Cependant, cette plus grande acuité va de pair avec une difficulté à discriminer (les sons, les odeurs), c’est-à-dire à ne pas prêter attention aux informations inutiles[8]. Par exemple, les personnes surdouées se fatiguent vite dans les environnements bruyants, parce qu’ils ont du mal à faire abstraction des bruits de fond. Elle va également de pair avec des risques de surréaction, comme le souligne Cécile Bost (4), qui évoque l’hypersensibilité à la lumière ou l’inconfort extrême provoqué par les étiquettes de vêtements que ressentent plusieurs de ses connaissances surdouées.

De plus, un nombre significatif de surdoués sont synesthètes (1, 3, 4). « La synesthésie est définie comme une association involontaire de plusieurs sens, ce qui veut dire que la stimulation d’un sens est perçue simultanément par un autre sens, sans que celui-ci ait été stimulé spécifiquement. […] Par exemple, un synesthète peut non seulement voir la couleur rouge, mais « l’entendre » aussi. L’origine ? Un excès de substance blanche dans le cerveau qui permet la connexion entre les différentes zones du cortex et le transfert des informations. Les surdoués semblent particulièrement concernés par cette prolifération de substance blanche et seraient très fréquemment synesthètes. » (1, p.51).

Cette acuité accrue des sens va de pair avec une hypersensibilité émotionnelle.

3.3 Hypersensibilité

L’expression qui revient à propos du fonctionnement émotionnel des surdoué-e-s est « les montagnes russes » (1, 3, 4). En effet, le cerveau droit serait celui des émotions et des affects (3). Quoi qu’il en soit, les personnes surdouées se caractérisent par l’intensité et la profondeur de leurs émotions[9], mais aussi par une hyper-réactivité émotionnelle. En somme, un rien a le pouvoir de les plonger dans les affres de l’affliction ou dans l’euphorie. Et ce d’autant que du fait de leur excellente mémoire, un détail peut les renvoyer instantanément à un souvenir porteur d’une forte charge émotionnelle. Bref, un-e surdoué-e peut brusquement avoir les larmes aux yeux, sans que son entourage ne comprenne pourquoi, puisqu’il n’a pas suivi la tempête émotionnelle sous le crâne. Et du fait de leur déficit d’inhibition latente, il est difficile pour un surdoué de ne pas se laisser entrainer dans cette tempête, de lâcher prise, de relativiser.

Cette intensité des émotions va de pair avec une grande capacité d’empathie, et une sensibilité exacerbée aux émotions ambiantes. En effet, les surdoué-e-s ressentent intuitivement les émotions des autres, ou qui chargent une atmosphère donnée, et ce d’autant que grâce à leurs sens développés, ils captent souvent des choses que les autres ne perçoivent pas (1, 2, 3).

3.4   Hyperlucidité

Les surdoués se caractériseraient donc par une « hyperlucidité » (3) ou une forme de « clairvoyance » (2). En effet, entre leur capacité à faire spontanément la synthèse d’un grand nombre d’informations, à percevoir plusieurs aspects d’une même situation, leur capacité à repérer de nombreux détails de leur environnement et à décrypter les émotions des personnes qui les entourent… ils ont la capacité d’« estimer très rapidement les gens et les situations » (4, p.91) de façon intuitive ou de « percevoir les « dissonances » entre apparences et réalité, entre ce que les « autres » laissent apparaitre et ce qu’ils sont vraiment, déceler les non-dits » (4, p.92). Résultats, « les adultes surdoués sont souvent perçus comme dotés de pouvoirs surnaturels, d’un don de double vue » (2, p.43).

Christel Petitcollin investit à fond cette idée et brode un petit portrait des surefficients en médiums, en affirmant que « la plupart des surefficients mentaux pratiquent naturellement la télépathie, sans même le savoir. Pour eux, c’est naturel de deviner l’état émotionnel des gens, de connaitre leurs attentes et leurs pensées », grâce à leur capacité à « capter l’information, à lire le langage non-verbal, à détecter le moindre changement d’intonation ou d’expression » (3, p.49). Pour elle, « de la télépathie à l’extralucidité, il n’y a qu’un pas que la plupart des surefficients mentaux ont en général franchi. Extralucide, cela veut juste dire « très lucide ». Ca n’a rien de magique. » (3, p.51). Ce qui ne l’empêche pas d’affirmer 4 pages plus loin que « les surefficients mentaux avouent vivre des expériences paranormales : télépathie, états extatiques de paix et d’amour pur, clairvoyance, sensation de communion avec la nature, prémonitions[10], et parfois plus ; capacité à percevoir les auras, à ressentir des présences occultes, à se souvenir de vies antérieures… » (3, p.55). A titre personnel, je veux bien croire la sincérité des expériences vécues par ces personnes, mais je dois avouer que le grand écart entre « ça n’a rien de magique » et « expériences paranormales » me semble légèrement audacieux.

Cette lucidité tournée vers les autres et l’environnement a pour corollaire une grande capacité à s’auto-analyser, à se remettre en question, à prendre conscience de ses propres limites…[11] En effet, le surdoué « ne compare jamais ce qu’il possède et qui lui est facile – son talent propre – avec un autre individu, surdoué ou pas, mais avec ce qu’il ne possède pas » (2, p.89). Le surdoué ne se trouve « jamais assez bien, jamais assez compétent, jamais assez performant. Quel que soit le domaine » (1, p.222).

Le surdoué porte donc un regard très aiguisé sur son environnement et sur autrui (ce qui peut provoquer une réaction de rejet de la part des gens qu’il fréquente) mais aussi sur lui-même (ce qui entame son estime de soi).

     3.5   Hyperaffectivité

Comme l’exposent longuement Petitcollin (3) et Siaud-Facchin (1), les surdoué-e-s sont régi-e-s par l’affectif : ils « pensent avec leur cœur » (1). « Les surefficients ont réellement besoin d’affection, d’encouragements, de chaleur humaine, de contact, et même de câlins, d’un climat relationnel serein et positif. Ayant un égo très faible, ils sont maladivement sensibles au jugement d’autrui, qu’ils ne savent pas relativiser et ont en permanence besoin d’être rassurés sur eux-mêmes » (3, p.41-42). Bref, les surdoués manquent de confiance en eux et sont donc avides d’affection et de validation extérieure, ce qui les amènent à se conformer aux attentes d’autrui, parfois au prix de leur bien-être.

     3.6 Le faux self

Les trois ouvrages écrits par des psychologues s’intéressent au « faux self » des surdoué-e-s. le faux self, c’est la personnalité qu’on adopte en société, par opposition au « moi véritable ». Siaud-Facchin ne l’évoque que brièvement et semble considérer que le diagnostic (par le biais d’un test de QI) suffira à dissiper le décalage entre le moi réel et le moi social (1). Elle souligne cependant que « un surdoué est un caméléon. Il peut jouer un registre très large : il ajuste son comportement, sa pensée, ses actes, pour les adapter au plus près des contraintes de l’environnement. D’une certaine façon, le surdoué joue avec son intelligence et sa sensibilité pour déterminer son adéquation au monde. » (1, p.156)[12].

Petitcollin développe plus longuement les mécanismes qui conduisent les surdoué-e-s à adopter un « faux self » (3). Ils ont besoin de validation, d’encouragement, or leur entourage sanctionne leurs différences. De plus, « dans notre société, on relève plus les erreurs qu’on ne valide les progrès » (3, p.110). Ajoutez à tout ça l’hypersensibilité (et l’hyper-susceptibilité) des surdoués, et vous avez des individus qui intériorisent les critiques et adaptent leur comportement dans l’espoir de les prévenir, se mettent en quatre pour satisfaire les désirs et les attentes des autres, même si cela leur en coûte ou si cela étouffe leur « vrai moi ».

De Kermadec (2) consacre à cette question un chapitre entier, en décrivant les théories de psychologie qui conceptualisent la formation du faux self, son impact sur les « adultes à fort potentiel », et ses dangers (perte de contact avec le moi profond par la négation de ses talents, la peur paralysante de prendre des risques et la recherche de l’approbation des autres).

Cependant, et sans que ces auteurs semblent percevoir la contradiction[13], ces auteurs affirment également que les surdoués peuvent paraitre froids aux yeux d’autrui, détachés, manipulateurs (alors qu’ils ont tellement besoin d’amour, comme l’écrit Petitcollin (3)), tentant de mettre de la distance entre autrui et eux-mêmes pour éviter d’être blessés.

A l’inverse, Bost n’emploie pas ce terme (et d’une façon générale évoque peu le décalage perçu par les surdoué-e-s entre le moi social et le moi réel[14]) et parle de « syndrome du falsificateur » et du « syndrome de l’imposteur » (4) sur trois pages.

Plus largement, toutes les auteurs insistent sur le sentiment de décalage que ressentent les surdoué-e-s, et qui peut les amener à se construire un faux self « en béton armé » (3).

   3.7 Sentiment de décalage

Pour toutes les raisons évoquées précédemment et pour d’autres encore, les surdoué-e-s se sentent profondément différents des autres. Ils se sentent rejetés à cause de leur hypersensibilité, leur façon de pensée différente, leur lucidité qui met autrui sur la défensive, les questions existentielles qui ne semblent préoccuper qu’eux, leur fatigue liée au flot de ses pensées et à son hyperesthésie… « Leur précocité a été vécue comme un problème par leurs parents et par leur entourage qui a tenté de les normaliser à tout prix, en les rabrouant à chaque fois que leur différence se manifestait de façon trop flagrante » (2, p.142).

De plus, les surdoué-e-s souffrent d’un décalage de rythme par rapport à autrui. La vitesse de leur pensée fait qu’ils s’ennuient et s’impatientent facilement, ils sont « en avance » (« il a abouti quand les autres démarrent, il a compris quand la formulation de la question n’est pas terminée » (1, p.160)), ils ont l’impression d’être vieux avant l’heure (1, 4). Mais il arrive aussi qu’ils soient en retard, quand ils se « déconnectent », emportés par leurs pensées, emprisonnés dans une émotion, captivés par un détail (1, 4).

Plus largement, « [leur] mode de fonctionnement, sur les versants intellectuel et affectif, [leur] donne une hypermaturité très caractéristique » (1, p.156). Leur hyperconscience de leur environnement, leur bonne mémoire et le fait qu’ils anticipent anxieusement le futur les empêche d’être dans l’instant, ils sont à cheval sur le passé, le présent et le futur quasiment en permanence (1, p.158-159, 2, p.76-77) : « pour le surdoué, être totalement dans l’instant présent, synchronisé avec ses sensations, ses émotions, en prenant le plaisir simple du moment, est une mission quasi-impossible. Le carpe diem des philosophes qui incite à profiter pleinement de ce que l’on vit dans l’ici et maintenant de la situation reste inaccessible. La méta-analyse du surdoué sur tous les moments vécus le prive de la possibilité d’être tranquillement acteur » (1, p.222).

Notamment, comme les surdoués analysent leur environnement en permanence et se laissent facilement entrainer dans des tourbillons de pensées, ils ont tendance à être légèrement anxieux, en permanence, voire carrément paranos. « Toute nouvelle situation génère de l’anxiété : entrer dans un lieu inconnu, rencontrer quelqu’un de nouveau, entamer une nouvelle activité. C’est la peur de ne pas pouvoir tout maitriser qui taraude, insidieuse. » (4, p.57). Le surdoué est sans cesse en mode « hyper-vigilance », en imaginant tout ce qui pourrait tourner mal et le mettre en danger. Cette anticipation anxieuse a pour corollaire la volonté de tout maitriser.

Enfin, les surdoué-e-s ont du mal à saisir les implicites sociaux, les règles tacites qui régissent le monde social. Le monde extérieur est vécu comme frivole et superficiel ; constitué d’un réseau de relations sociales compliquées et hypocrites (2). Ils comprennent mal l’intérêt des conversations ou des soirées qui ne permettent que des échanges superficiels, ils s’y ennuient[15], car ils conçoivent les relations sociales comme impliquant un réel échange entre deux personnes[16].

Bref, les surdoué-e-s se sentent seuls, en dehors du monde, mais souvent sans comprendre pourquoi puisque toujours selon ces auteurs, ils mesurent mal l’écart entre leur mode de fonctionnement et celui du reste des « normo-pensants ».

    3.8 Des idéaux élevés

Les surdoués ont un sens aigu de la justice et de l’injustice (3,4). Plus largement, ils ont un système de valeurs très rigide, avec « une idée très précise de ce doivent être la justice, la franchise, la loyauté, l’honnêteté, l’amitié, l’amour » (3, p.129, 1). Ils « revendiquent leurs critères extrêmes comme étant normaux et évidents » (3, p.129). Cela peut rendre leurs rapports aux lois en vigueur ou à l’autorité difficiles, dans la mesure où ils privilégieraient ce système de valeurs sur les usages courants (3, 4).

Ces idéaux élevés se manifestent également dans les attentes qu’ils ont vis-à-vis des projets qu’ils mènent : ils sont très perfectionnistes. En effet, le fonctionnement de leur pensée les amène à voir les potentialités de perfectionnement d’un objet donné. Avides de précision, d’exactitude et de maitrise, ils aiment ne rien laisser au hasard. Ils ont peur de laisser passer LE détail qui pourrait avoir un impact considérable sur l’ensemble. Ils ont également des difficultés à considérer une tâche donnée comme terminée, ou à déléguer. Ce perfectionnisme est également lié à leur manque d’estime de soi : pour éviter d’être pris en défaut ou de faire une erreur, ils préfèrent tout passer en revue, dans les moindres détails. Cet aspect  de la personnalité des surdoués est également évoqué par les quatre livres.

Bref, les surdoué-e-s sont exigeants, envers les autres mais plus encore envers eux-mêmes, ce qui leur fait dépenser beaucoup d’énergie (ou au contraire se décourager d’avance) dans les relations intimes qu’ils nouent ou les projets qu’ils entreprennent.

Que retenir de ce fatras ? Si on veut résumer ce qu’est un surdoué en quelques mots, disons simplement que c’est une personne dont la pensée va très vite et qui a beaucoup du mal à la contrôler (ce qu’on peut qualifier par le terme pompeux de « déficit d’inhibition latente »). A partir de là, en découle le fait que c’est une personne qui ressent les choses intensément, très stressé, perfectionniste et qui se sent seul. Je ne sais pas si ça suffira à les identifier, mais ça a au moins le mérite d’être synthétique. A présent, abordons la question que vous attendiez tous.

(à suivre)


[1] A part de Kermadec (2), qui ne s’attarde pas sur ce genre de considérations bassement matérielles.

[2] Les pensées, ça va. C’est plutôt les gens qui le prennent mal.

[3] Et ce d’autant que les surdoués ont une très bonne mémoire, ils retiennent beaucoup d’informations et de souvenirs, sans effort, ce qui fait que souvent ils ne savent pas comment on apprend.

[4] Voir le récit d’Amélie Nothomb dans Stupeur et tremblement qui recommence encore et encore les mêmes opérations comptables sans parvenir à obtenir deux fois de suite le même résultat : ce n’est pas qu’elle est inapte à compter, c’est que son esprit est incapable de se concentrer suffisamment longtemps sur une tâche aussi inintéressante pour parvenir à la mener à bien.

[5] Et d’expérience, le fait de rester seul avec son cerveau est un des cauchemars du surdoué.

[6] « un cerveau qui tourne à plein régime épuise, moins par l’énergie qu’il consomme que par l’énergie que l’on peut passer à tenter de le maitriser » (4, p. 129)

[7] A part de Kermadec (2), parce que quand même en psychologie le corps on s’en fout un peu.

[8] « Chez la plupart des gens, un tri s’opère automatiquement dans les informations sensorielles disponibles. Les informations inutiles se mettent en veilleuse naturellement. Le cerveau est alors disponible pour se focaliser sur l’essentiel. Cette hiérarchisation automatique des stimuli permet de se concentrer sans effort sur ce qui est pertinent. Chez les surefficients mentaux, ce tri ne se fait pas automatiquement, mais uniquement en mode manuel. C’est à la personne de décider ce qui mérite son attention et de faire l’effort de décider de ce qui mérite son attention et de faire l’effort mental de passer le reste au second plan. Cette hiérarchisation manuelle est difficile. Elle demande un effort conscient. […] Au bout du compte, il est aussi fatigant d’essayer de zapper les stimuli non-pertinents que de les subir. » (3, p.34-35).

[9] « Le mode de fonctionnement émotionnel sacrifie la précision à la vitesse : il saisit les choses dans leur ensemble, d’un seul coup, mais réagit sans être capable de prendre le temps d’analyser complètement la situation. » (4, p.6)

[10] Céclie Bost fait également mention dans son livre d’un-e surdoué-e qui fait des rêves prémonitoires (4).

[11] Ce point est abordé par tous les ouvrages.

[12] Ce passage fait écho à un autre, de Petitcollin : « les surefficients mentaux ne comprenant rien aux implicites sociaux essaient de copier les façons de faire de leur entourage. » (3, p.117-118).

[13] C’est d’ailleurs le défaut de ces livres de vulgarisation, en prenant les surdoué-e-s comme une essence, ils ne prennent pas suffisamment en compte (ou du moins ils ne le traitent pas de façon suffisamment explicite) les différentes façons dont un-e surdoué-e va se comporter en fonction de la relation qu’il entretient avec son interlocuteur ou la situation.

[14] A part dans ce passage « on a le sentiment de porter un masque, de jouer un rôle, de ne pas être vraiment soi-même au contact des autres – simplement pour « faire comme les autres », et surtout se protéger » (4, p.115).

[15] « les codes sociaux en vigueur les dépassent ou les révoltent : trop de non-dits, d’hypocrisie, de lâcheté, de rituels stupides et hypocrites » (3, p.130).

[16] « je cherche à optimiser le bénéfice d’une relation, pour moi comme pour l’autre. C’est-à-dire sans perte d’énergie. Car lorsqu’on s’engage dans une relation cela crée une énergie importante. » (1, p.203).

11 Commentaires

  1. Magali

    Bonjour,
    je veux juste rebondir sur le passage concernant les manipulateurs et les sureff, je trouve votre commentaire déplacé, les pervers narcissique existent et font des dégats, je pense que vous n’auriez pas cette réaction si vous aviez été élevé par eux ou si vous aviez vécu des années en couple avec une personne comme ça. Oui cela peut être réducteur de mettre d’un côté les bons de l’autre les méchants, mais oui ils sont dangereux!!!

    Il y a une différence entre savoir intellectuellement que la colère et la jalousie par exemple existent, et la ressentir!!!!!!!!!!!!!

  2. Charlier

    Et la conscience dans tout cela ? Quand quelqu’un va-t-il en parler ? Tout ce dont on parle c’est des outils…organiques ( cerveau, sens-perceptions, …) ou « psychologiques « (personnalité, ego, émotions, sentiments, …) et on oublie que tout cela est destiné à acquérir du discernement par la connaissance éprouvée et se rapprocher ainsi des valeurs universelles garantes de la liberté et du bonheur, bref un état de conscience plus élevé !
    Par ailleurs, la vraie raison pour laquelle certaines personnes bénéficient d’un fonctionnement « surefficient » et les autres pas reste sous silence, à moins de croire encore que le hasard existe, alors que tout dans l’univers démontre le contraire.
    Quand la conscience est là, en tout cas à un certain niveau d’éveil, ce dont on ne parle jamais dans ces livres, un surefficient a confiance en lui et est un vrai détecteur de manipulateurs, je dirais même qu’il est « monté »pour, et il sait qu’il faut résolument les fuir car il y perdra toujours des plumes !
    Toute la difficulté est de vivre dans un monde qui détruit la vie en fonctionnant en involution, avec la conscience de connaître le chemin inverse, celui de l’évolution.

    • Thomas-Albert

      Je suis d’accord avec ce qui tu a dis à propros des manipulateurs le surdoué les détectes c’est vrai, moi meme n’étant pas sur d’etre un surdoué du moins je le suppose, j’arrive très facillemnt a disocier les manipulateur des personnes normales. Je les sites ainsi parce que pour moi dans mon cerveau il y trois types de personnes (ce n’est que ma perception intéllectuellle de la chose) il existe donc des personnes qui sont en quelque sorte atteint un niveau de conscience qui leurs permet de prendre justement conscience que leurs semblables humains sont des pantins et ils manipules l’art de les manipuler renforcent leur illusion de toute puissance cependant inconciemment je pense qu’il save à qui s’attaquer. Après il y a ce que j’appelle les personnes normales qui vive le moment présent non pas conscience comme le manipulateurs de la faiblesse parfois mentale de leur semblable et eux sont donc parfois sans le savoir lacibles d’un manipulateur. Puis enfin vien notre cher surdoué qui lui n’a aucune difficulté a discocier la personnes normales et le manipulateur et va meme parfois jouer avec sont ravisseur en quelque sorte au manipulateur manipuler. Je m’explique, il va le laisser tirer toute ces cartes simplment pour un plaisir d’observation sur le manipulateur puis il va essayer de débattre avec lui seulement le manipulateur de par son illusion infini de toute puissance et de savoir ne va jamais capituler meme si il a conscience qui n’a pas raison pour lui c’est totalament impossible.

      Voila, après ce n’est que simplement mon point de vue sur la cituation après avour lu cet article cela renforce mon idée sur la qu’elle je suis un surdoué mais au plus profond de moi je n’en suis pas sur et je pense ne jamais l’etre.

  3. CaribouLongueuil

    J’ai a de multiples reprises parcouru des pages sur cet ouvrage, dont cette page ci..

    je l’ai montré a mes parents l’été dernier…. a ma mère en particuliers qui a tous lu attentivement….
    Mon père lui souriait intérieurement et cela se sentait… je crois que m’entendre me ‘dire’ dans ma spécificité, avec des caractéristiques que lui se reconnaissait aussi (sans avoir mis de nom dessus) lui a fait du bien..

    A la fin de ses lectures, ma mère effectivement a dit : c’Est ton Père… et je crois que cette compréhension de son fonctionnement (et du mien) a baissé grandement des tensions entre eux qui perduraient depuis des années….

    SINON, je voulais surtout avoir l’avis de CHARLIER.
    Votre phrase suivante : ‘un surefficient a confiance en lui et est un vrai détecteur de manipulateurs, je dirais même qu’il est « monté »pour, et il sait qu’il faut résolument les fuir car il y perdra toujours des plumes !’ est d’une importance capitale pour moi.

    Un, j’ai commencé mon éveil réel il y a 11 ans… depuis 3 ans, le puzzle s’est bien mis en place en rencontrant et en étant entouré des bonnes personnes (merci la synchronicité de la vie). J’ai une tres bonne estime… et je commence a bien voir les manipulateurs.

    Malheureusement, mon être le plus cher (après moi) est une narcissique blessée. Ma femme. Nous sommes mariés depuis 10 ans, ensemble depuis 21 ans… bancal depuis… longtemps…
    J’ai pris beaucoup sur moi pendant des années… mais je me tiens debout depuis 2-3 ans…
    Depuis 6 moi, son armure a commencé a craquer laissant apparaitre des comportements plus spontanés … mais j’ai vu les yeux dans les yeux le serpent caché dans son pattern narcissique qui l’enferme… j’ai recu son poison.. il m’a fallu réellement 2h30 de méditation, puis de prière au milieu de la chambre de mes enfants endormis pour rejeter l’effet de cette ‘attaque’ verbale soudaine, agressante et incisive comme du poison (mon fils est surefficient, tres clairement… ma fille a le coeur ouvert, magnifiquement ouvert, comme son frere et son pere, mais c’Est dur a dire a son age si elle a hérité ce don)..

    J’ai eu une autre attaque semblable en plein milieu d’un buffet restaurant environ 8 jours apres. Dans les 2 cas, elle n’a jamais gardé conscience d’avoir dit ces 1 ou 2 phrases breves et mordantes… cela me parrait asses typiques.

    CHARLIER, ou quelqu’un d’autre. Avez vous des exemples de Narcissiques qui s’en s’ont sorti ? y’en a t’il qui passe par ici ? ou puis je trouver des témoignagnes…

    Blessé et négligé, j’ai quitté ma ‘femme’ apres plusieurs années ensemble… surement que j’ai eu un sursaut pour me protéger… j’ai grandi… et 1 an et demi apres je suis revenu avec elle… j’ai souffert encore un peu, mais maintenant je suis armé pour le combat, déterminée a briser son armure.

    Petite précision : elle a une crise de la 40aine, a son armure qui craque, sens qu’elle doit changer, mais ne sait pas ce qui bloque… elle déni la responsabilité de certains de ces actes qui m’ont peiné profondément, et ne s’engage pas verbalement a me donner de l’affection (dixit ses mots)… a part cela tout va bien…

    Si je me voyais en sauveur, un cas de Faux Self, je dirai que ca serait possible avant la rupture il y a plus de 11 ans… maintenant, ma conscience de moi, de elle, de son enprisonnement en elle meme, m’amene a constater que mon choix est tres conscient, et que mes armes sont a la hauteur du défi…

    Y’a t’il des cas ou un narcissique a finalement changé ? je suis en quete d’espoir et d’inspiration…

    Merci

    Marc

    • Charlier

      Désolé d’avoir tardé à répondre, j’ai été absent quelque temps.
      Pour moi, un pervers narcissique ne changera pas: il faudrait qu’il reconnaisse son vide intérieur ! Ces personnes ne fonctionnent pas dans l’amour mais dans l’énergie qu’ils prennent aux autres pour combler ce vide. Qui va reconnaître « qu’il est mort à l’intérieur et qu’il pompe la vie des autres »… C’est aussi la raison pour laquelle cela ne sert à rien de discuter avec eux, car on ne parle pas le même langage ou plutôt, le sens caché des mots n’est pas le même et on y laisse toujours des plumes. Par exemple, la compassion n’existe pas pour eux. Ils s’adaptent à chaque situation comme celle d’accepter d’aller voir un psy, s’ils sentent que c’est ce qu’il faut faire pour endormir l’autre, mais de démontrer ensuite au psy qu’ils sont bien ( ce sont de vrais caméléons) et que c’est l’autre qui ne l’est pas pour ensuite vous dire, « tu vois, j’ai fait ce que tu m’as dit et LE PSY affirme que je vais très bien…c’est toi qui a des problèmes »

      « elle a une crise de la 40aine, a son armure qui craque, sens qu’elle doit changer, mais ne sait pas ce qui bloque… elle déni la responsabilité de certains de ces actes qui m’ont peiné profondément, et ne s’engage pas verbalement a me donner de l’affection (dixit ses mots)… a part cela tout va bien… » est bien pour moi le langage que peut employer un pervers narcissique….

      Vous dites que vous êtes déterminé à briser son armure…et que vous êtes armés pour le combat ! Pour moi, c’est le signe d’une dépendance affective profonde et non celui de l’amour partagé. L’amour n’est pas un combat. Vous croyez être armé, mais en êtes-vous vraiment certain ? N’est-ce pas un peu présomptueux de votre part que d’affirmer cela?
      Pour moi, il n’y a qu’un pervers plus fort que l’autre qui peut remporter ce combat contre un autre pervers…
      En parlant de combat au lieu de parler d’amour, vous voyez bien que déjà, vous y perdez des plumes…Cette vision vous fait déjà consommer de l’énergie même hors de la présence de votre femme.
      Sans doute devez-vous encore faire cette expérience pour comprendre…
      Je pense que la première des choses à réaliser, et encore plus quand on est un « surefficient », c’est de faire la part des choses entre ce qui nous appartient et ce qui appartient à l’autre, aux autres !
      Normalement, contrairement à la soi disant éducation qu’on nous donne, on doit intégrer le fait que nous sommes chacun des êtres complets à nous tout seuls, et que nous ne trouverons donc jamais notre complémentarité chez l’autre !
      La société arrive à nous faire croire ( mais c’est donc seulement une croyance) que quelqu’un d’autre que nous, pensant donc différemment que nous, ressentant différemment de nous, etc… sera notre complément idéal…?
      La science affirme que nous avons tous une part féminine et masculine en nous.
      La réalité c’est que l’ensemble doit être neutre, comme l’univers qui est dans l’équilibre, microcosme et macrocosme fonctionnent dans les mêmes lois.
      La matière est inerte et il y a donc quelque chose de nature totalement inverse qui lui donne « la vie » , un champ de vie, etc….deux polarités inverses, le tout est neutre, en équilibre.
      Si votre partie manifestée est masculine, l’épée se mettant dans un fourreau, la partie invisible est donc de polarité inverse, féminine, pour que le tout soit neutre, et inversement pour une femme dont la part invisible sera masculine.
      Si vous intégrez cela, vous comprendrez, je pense, que le vrai combat à mener est contre vous-même…
      Bien cordialement
      Pierre-Henri

  4. Très intéressant et bien écrit

  5. Ana

    Très Bonne synthèse sur le sujet. Je suis professeur au collège et lycée… Je me suis intéressée à ce sujet à cause de mes élèves, pour mieux les aider et comprendre. Après je me suis posée des questions sûr moi et mon passé…

  6. Marc O Qc

    C’est une analyse sacrément blindée que vous nous offrez là. Je suis de bonne carrure et malgré tout je serais nerveux de me faire foutre une baffe dans des échanges avec vous. Ceci étant dit, c’est un excellent exercice de synthèse. Cela me permet de recentrer mes idées et de dédramatiser ce que j’ai découvert il y a un an. Justement, Siaud-Facchin est la 1e auteure que j’ai eu la chance de lire. Trop intelligent pour être heureux. Ce livre, pour un néophyte qui ne cessait de consommer de la page HTML et qui ingurgitait des GigaOctets d’information discontinue, ce livre donc a été en grande partie intéressant pour moi. Je n’y connaissais rien et la vulgarisation m’était d’un grand secours. Je crois que tout sujet de recherche doit contenir différentes manières d’aborder les choses et dans les zones qu’elle le désire. Ceci étant, quand on dit sujet de recherche, on parle de sujet de recherche d’intérêt. Par ce que le ton scientifique à tout crin est insupportable à mon goût. Je serais peiné qu’un neuroatypique se garde de lire n’importe quel livre sur sa nature quand bien même il y aurait de petites envolées lyriques. Bref le travail que vous avez fait est remarquable, . Mais encore là, le ton est le vôtre. Et ça me va ainsi!

  7. joellesma

    Merci pour cette synthèse. J’ai lu le livre de Petitcollin qui a été une révélation pour moi. Je ne connais pas Siaud-Facchi mais je vais me précipiter pour acheter son livre.

  8. Antoine

    Bonjour,

    Je ne comprends pas pourquoi le haut potentiel attire les manipulateurs.
    Merci pour votre réponse.

    • Bonjour. Désolée d’avoir mis autant de temps à répondre. En substance, selon Petitcollin, les personnes surefficientes auraient une soif d’affection telle, mais aussi une forme d’innocence et de candeur, et une tendance à se remettre en question, qui les rendraient susceptibles d’être victime de manipulateurs.

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