Mutant X

Mutant X

Mutant X est une série télévisée américano-canadienne diffusée entre 2001 et 2004[1]. Cette série de science-fiction se passe dans un monde relativement semblable au nôtre, à ceci près qu’il est truffé de Nouveaux Mutants. En effet, comme le martèle le générique (à partir de la saison 2), un projet gouvernemental a été mené afin de « sauver des vies humaines » en manipulant l’ADN d’embryons et d’enfants. Suite à ces manipulations, certains des sujets de ces expériences ont développés des pouvoirs hors du commun, répartis selon quatre types : psyonique (télépathie), organique (croisement de gènes humains et animaux), moléculaire et élémentaire.

Les pouvoirs de ces Nouveaux Mutants ne sont donc pas la conséquence de mutations génétiques aléatoires comme dans X men, Alphas ou Heroes, ou d’un accident « magique » comme dans Misfits ou Super hero family. Ils sont au contraire la conséquence de l’action délibérée des scientifiques, même si l’apparition de ces pouvoirs n’était pas prévue[2] (à l’inverse de Dark Angel où la création d’un corps d’élite grâce à des manipulations génétiques était l’objectif avoué de Manticore[3], le complexe militaire qui les a créés). Ainsi, contrairement aux pouvoirs mis en scène dans les autres séries précitées, les pouvoirs développés ne sont pas aléatoires ou adaptatifs : ils sont la conséquence de ce qui est inscrit dans l’ADN des Nouveaux Mutants.

L’histoire se concentre sur « un groupe de quatre de ces hommes et femmes hors du commun »[4] (un de chaque type dans les deux premières saisons) d’une trentaine d’années, sous l’égide d’Adam, un des principaux savants ayant participé aux expériences de Génome X, qui les a réunis et qui décide de la plupart de leurs missions : ce sont les Mutant X. Ils vivent tous les cinq dans le Sanctuaire (une base secrète cachée dans une montagne, à la pointe de la technologie informatique et médicale).

Dans la première saison, Mutant X œuvre particulièrement à aider les Nouveaux Mutants, pour leur permettre de vivre dans la clandestinité, et à échapper aux griffes de l’Agence de Sécurité Génétique (ASG). Cette agence, habilement camouflée au sein de Génome X et menée par Mason Eckhart, un homme qui a l’épaisseur psychologique de papier cigarette et qui déteste tous les Nouveaux Mutants, qu’il considère comme des abominations (mais ça ne l’empêche pas d’en employer un certain nombre, quitte à les faire entrer en hibernation quand ils le déçoivent, c’est un grand pragmatique misanthrope). Les épisodes de la saison 1 sont donc truffés de combats entre les mutants et les agents de l’ASG (les saisons suivantes aussi, mais pas avec des agents de l’ASG)[5].

Dans la saison 2, après que l’ASG ait été détruite[6] et un nouveau super-méchant ait été mis hors d’état de nuire[7], les Mutants X mènent diverses interventions soit pour le compte du gouvernement (assurer le transfert d’un prisonnier, protéger des personnalités politiques ou des témoins pour un procès, protéger et/ou récupérer une arme militaire) soit pour porter secours à une vieille connaissance.

Dans la saison 3, leurs interventions sont du même ordre, à part qu’ils n’obéissent plus aux ordres d’Adam[8] mais à ceux des Dominion (par l’intermédiaire de leur émissaire mutant Lexa), une mystérieuse société secrète qui fleure bon les thèses conspirationnistes et qui surveille les progrès scientifiques depuis des siècles des siècles.

1. Les caractéristiques du groupe Mutant X

La structure du groupe est assez similaire à celle d’Alphas : des hommes et des femmes exceptionnel-le-s (à ceci près que la parité est respectée dans Mutant X) guidés par un homme scientifique génial[9] blanc hétérosexuel d’une cinquantaine d’années, surhumain à sa façon : malgré les erreurs qu’il a pu commettre par le passé, Adam Kane est présenté comme profondément bon et quasiment dénué d’ego, il n’est qu’amour pour les Nouveaux Mutants (qui sont un peu ses enfants), paternel (il assure les fonctions de protection des Nouveaux Mutants et il incarne l’autorité dans le groupe) et maternel (il prend soin de ses mutants en cherchant une solution à l’instabilité des mutations de leur ADN, il est affectueux) à la fois. C’est un Mentor, pétri de sagesse par son intelligence mais aussi par ses expériences passées[10], qui incarne la toute-puissance de la science (dans ses possibles dérives, puisqu’il a contribué à créer les Nouveaux Mutants dont le pouvoir échappe parfois à leur contrôle et dont il ne parvient pas à guérir l’instabilité génétique) Dans les deux premières saisons, le groupe est composé de deux femmes (une féline[11] et une psyonique télé-empathe) et de deux hommes (un élémentaire qui manipule l’électricité et un moléculaire qui peut manipuler sa densité). Dans la saison 3, c’est pareil mais sans la psyonique et avec une élémentaire qui manipule la lumière.

Paul Rigouste dans son analyse des premières saisons de quatre séries de super-héros[12] dénonce le sexisme de la répartition des pouvoirs selon le sexe du personnage. Il me semble qu’une analyse aussi catégorique que celle qu’il a pu faire dans le cas de ces séries n’a rien d’évident dans le cas des personnages de Mutant X.

Shalimar Fox est une féline. Les mutants organiques comme elles ont généralement les pouvoirs les plus diversifiés, puisqu’ils héritent de différentes caractéristiques de l’espèce (ou des espèces) avec laquelle leur ADN a été mélangé. Dans le cas de Shalimar, elle bénéficie d’une perception accrue (ses sens sont plus aiguisés que la moyenne) et d’une excellente condition physique (agilité qui lui permet de faire moult cascades lors des combats, force physique, réflexes… supérieurs à la moyenne ; capacité à guérir plus rapidement qu’un humain normal ; capacité à faire des bonds de plusieurs mètres…) dont elle se sert lors des combats, activité à laquelle elle se livre avec un certain enthousiasme. Sa constitution plus solide que la moyenne lui permet également de survivre à une chute vertigineuse. Ses yeux deviennent jaunes avec une pupille fendue (comme ceux des félins, si vous suivez) quand elle utilise ses capacités mutantes. Elle hérite aussi d’autres caractéristiques des félins, comme sa peur du feu, sa volonté de protéger son territoire voire son désir de chasser (2×20), mais aussi un certain magnétisme, du charisme qui contribuent à son pouvoir de séduction[13]. Le personnage de Shalimar est donc renvoyé à la nature, à l’animalité (notamment par ses pupilles changeantes et ses compétences exceptionnelles au combat), conformément à une certaine vision de la féminité comme plus irrationnelle et plus animale que l’homme du fait de ses capacités reproductrices. De plus, son désir de protéger son territoire et les personnes qui lui sont chères la renvoient à une figure maternelle.

Pourtant, là où le personnage de Rachel dans Alphas semble « passive » du fait de ses sens surdéveloppés, celui de Shalimar au contraire n’est jamais affectée négativement par ses perceptions plus aiguisées et est tourné vers l’action grâce à son habileté au combat. Elle est en effet la meilleure combattante du groupe, et ce d’autant qu’elle dispose d’un « sixième sens » à partir de la fin de la saison 1 qui lui permet de combattre les yeux bandés (même si ce pouvoir n’est pas exploité par la suite). Elle dispose donc d’un pouvoir qui accroit sa force et son agilité, compétences généralement attribuées aux hommes dans les séries de super-héros[14]. De plus, contrairement à ce à quoi on aurait pu s’attendre, elle n’est pas présentée comme dominée par ses pulsions animales : si elle est tournée vers l’action, elle n’est pas agressive ou sauvage (dans les deux sens du terme : bien qu’elle apprécie les bagarres pour se défouler, elle ne cherche pas à massacrer son adversaire mais seulement à le mettre K.O. ; et elle n’est pas particulièrement solitaire, elle a au contraire un « esprit de meute »). Cela dit, selon Adam, « il y a toujours quelque chose de sauvage et d’imprévisible chez les félins, n’est-ce-pas, alors du départ, je savais que Shalimar réussirait à se contrôler, ce qui n’était pas sûr avec Nikki. » : l’ascendant de la part humaine sur la part animale est donc présentée comme une qualité de Shalimar, que ne possèdent pas forcément les autres mutant-e-s félin-e-s. Les mutants ayant été croisés avec des espèces mammifères sont par ailleurs décrits par Shalimar comme plus aptes à concilier leur part animale et leur part humaine que les « organiques » croisés avec d’autres types d’espèces qui seraient davantage régis par leurs instincts[15]. Elle parvient même à surmonter son « instinct animal » puisqu’au cours de la saison 2, elle surmonte sa peur du feu pour secourir sa coéquipière (2×18).

Ainsi, si le pouvoir de Shalimar semble la renvoyer à la nature et à l’instinct, souvent associés aux femmes, son animalité est largement tempérée par son humanité : si elle lui confère des compétences exceptionnelles au corps-à-corps (aptitudes renforcées par un entrainement en arts martiaux), elle n’altère pas pour autant son jugement ou son attitude[16].

Emma DeLauro quant à elle est la mutante plus puissante de l’équipe, et celle dont les pouvoirs évoluent le plus[17]. C’est une télé-empathe : elle peut ressentir des émotions des autres (et ce sur une grande distance quand elle essaye de se relier mentalement à quelqu’un) et en induire d’autres dans l’esprit d’autrui. Elle peut également manipuler les sensations des autres.

Initialement présentée comme une proie (dans le premier épisode de la saison 1, elle est traquée par des agents de l’ASG) et dépassée par son pouvoir qu’elle ne contrôle pas (ce qui la renvoie au stéréotype de la femme émotive guidée par ses émotions), elle parvient rapidement à le maitriser et à s’en servir. Loin d’être dotée d’un pouvoir passif, elle l’utilise parfois dans une optique de soin (en induisant une sensation de sérénité à un malade ou de fraicheur à un patient fiévreux), une prérogative féminine ; ou dans une optique défensive (en se rendant invisible ou en prenant une autre apparence aux yeux d’autrui, ou en se mettant en mode « récepteur » pour détecter si quelqu’un approche), elle s’en sert rapidement pour le combat, en faisant ressentir à autrui l’effet d’une attaque (par exemple, une sensation d’étouffement, ou en donnant l’impression à un opposant que son arme est brûlante pour qu’il la lâche). Contrairement à ce à quoi on aurait pu s’attendre étant donné la nature de son pouvoir ou même de son sexe, elle n’est pas exclue des combats, au contraire. Elle acquière rapidement des compétences en arts martiaux équivalentes à celles de ses compagnons. Ainsi, dès le début de la saison 1, elle met une adversaire K.O. d’un seul coup de pied parfaitement maitrisé, à la surprise de ses compagnons masculins qui s’étaient moqués d’elle au début de l’épisode lorsqu’elle avait voulu se joindre à leur entrainement au combat (moins parce qu’elle est une femme que parce que son pouvoir est mental et non physique). Elle prend par la suite part aux combats au même titre que ses coéquipier-è-s, et ce d’autant qu’à la fin de la saison 1, elle développe un pouvoir psychique offensif (une boule d’énergie psychique qu’elle peut envoyer sur ses adversaires pour les assommer et/ou oublier des souvenirs à court terme), à sa grande joie[18].

Notons également que c’est la seule des Mutants X à pouvoir se mesurer aux adversaires psyoniques : elle peut renvoyer leurs attaques, lever le contrôle mental qu’un psyonique exerce sur autrui ou s’introduire dans leur esprit. Dans un épisode (2×20), alors que les Mutants X combattent un mutant spécialiste des interrogatoires (il peut entrer dans la conscience d’une personne, la manipuler et la piéger dans un de ses cauchemars), Emma entre dans sa conscience et le terrasse par un rayon mental. Il est également suggéré qu’elle a bien d’autres pouvoirs en réserve. Ainsi, dans un épisode, elle envoie une « vague de terreur » sur une vaste zone autour d’elle pour mettre ses adversaires en déroute. Dans un autre épisode, il est également montré qu’elle a des pouvoirs de médium (capacité à voir des personnes décédées) hérités de sa mère.

Ainsi, bien que les pouvoirs d’Emma semblent a priori la confiner dans une image de femme faible physiquement (alors que les pouvoirs des autres Mutants X ont une dimension physique) et en proie aux émotions, tant son apprentissage des arts martiaux que sa maitrise rapide et l’accroissement de ses pouvoirs en font l’un des mutant-e-s les plus puissant-e-s de la série, prenant part aux combats tant physiques que mentaux.

Ainsi, les mutations de ces deux femmes influencent leur personnalité et leur mental, que ce soit l’influence de leurs « instincts animaux » que leur sensibilité aux émotions d’autrui. Ce n’est pas le cas de Lexa, la mutante qui remplace Emma dans la saison 3, ni celui des deux hommes de l’équipe, dont les pouvoirs sont de simples aptitudes physiques.

Lexa Pierce prend la tête de Mutant X suite à la disparition d’Emma et d’Adam. Là où les deux femmes se conforment à des rôles assez classiques de la féminité (gentilles, empathiques, qui s’inquiètent pour leurs compagnons), Lexa est au contraire froide et distante, elle gère l’équipe comme une entreprise et non comme une famille. Son pouvoir est élémentaire : elle manipule la lumière, ce qui a de nombreuses applications. Elle peut ainsi se rendre invisible, éblouir ses adversaires, envoyer des rayons lumineux offensifs ou s’en servir comme laser. Bref, c’est un petit peu un couteau suisse mutant.

Les pouvoirs de Brennan Mulwray et de Jesse Kilmartin sont également moins complexes que ceux de Shalimar et d’Emma. Ils possèdent tous deux des pouvoirs « actifs », dont la progression passe par la maitrise de techniques (plus que par une meilleure connaissance de soi par la méditation par exemple dans le cas d’Emma). Le premier envoie des rayons électriques avec ses mains (ce qui lui permet d’électrocuter ses adversaires ou de voler des voitures[19]). Il est dans la saison 1 le seul Mutant X à pouvoir envoyer des attaques physiques à distance. Quant à Jesse, il peut manipuler sa structure moléculaire en faisant varier sa densité : il peut ainsi se dématérialiser et se rendre intangible (pour traverser un mur ou esquiver une attaque) ou faire de même avec un objet à partir de la saison 2, ou au contraire devenir plus dense. Son pouvoir est ainsi plus défensif qu’offensif puisqu’il s’en sert plus souvent pour éviter ou encaisser une attaque (sa densité lui sert de bouclier) que pour attaquer (quand sa densité est accrue, il lui est difficile de se mouvoir, il s’en sert donc rarement pour donner des coups). C’est également le pouvoir le moins « coûteux » socialement dans la mesure où c’est le plus facile à dissimuler.

Ainsi, contrairement à d’autres séries qui attribuent des pouvoirs relativement stéréotypés selon le sexe aux personnages principaux (aux hommes les pouvoirs qui accroissent la force physique, qui confèrent une plus grande capacité d’agir et de savoir ; aux femmes les pouvoirs passifs, parfois invasifs, ou de manipulation), Mutant X est plus équitable sur ce point. En effet, si Emma semble dépassée par son pouvoir dans le premier épisode, elle apprend rapidement à s’en servir pour ne plus en être victime. D’une façon générale, les mutant-e-s maitrisent leurs pouvoirs (sauf en cas de mutation, et même dans ce cas ils en reprennent rapidement le contrôle). Par ailleurs, par la suite, chaque membre de l’équipe perd à un moment ou l’autre la maitrise de ses capacités[20] : Emma n’est pas un cas spécifique. De plus, les pouvoirs des hommes leur permettent uniquement d’agir sur le monde physique, tandis que ceux de Shalimar et d’Emma leur permettent de recueillir davantage d’informations sur leur environnement, ils sont plus complexes.

Cependant, certaines des capacités non-mutantes de ces personnages les renvoient à des rôles sexués plus traditionnels : Jesse est un as en informatique (compétence attribuée à son enfance dans un milieu aisé) et des technologies (dans un épisode, c’est lui qui répare l’Helix)[21], tandis qu’Emma répugne à s’en approcher (elle dit dans un épisode qu’elle se méfie des technologies suite à son enfance dans un milieu hippie où on préférait les plantes), les seules technologies qui l’intéressent sont le matériel médical (parce que tourné vers l’humain). Cependant, la série ne donne guère plus d’informations sur les préférences ou les occupations extra-Mutant X des personnages principaux : on ne peut donc pas en faire une comparaison systématique au regard des stéréotypes sexués.

Par ailleurs, contrairement à d’autres séries, l’utilisation des pouvoirs mutants est rarement coûteuse en tant que telle pour l’individu (contrairement à Bill Harken d’Alphas qui risque de mourir d’une crise cardiaque s’il « force trop » par exemple), le seul risque étant de s’épuiser. Cependant, le corps des mutants est présenté comme vulnérable : ils sont exposés à plusieurs reprises à des risques spécifiques (épidémie, drogue qui est mortelle pour eux) voire deviennent des proies (de l’ASG, de trafiquants d’organes ou d’extraterrestres qui se nourrissent de leur liquide céphalo-rachidien). De plus, leur ADN est instable : ils risquent à tout moment de perdre le contrôle de leur pouvoir suite à une mutation (comme Ashley qui est contrainte d’absorber de grandes quantités d’énergie avant qu’Adam ne stabilise son ADN) et leur durée de vie est plus courte du fait de cette instabilité.

2. Les hommes et les femmes dans Mutant X

Mutant X est un monde largement dominé par les hommes (comme le nôtre, en somme). Ainsi, bien que l’équipe de mutants de Mutant X respecte la parité, les personnages masculins sont Dieux merci partout ailleurs : le chef des Mutants X (Adam donc), le chef de l’ASG (Mason Eckhart), le chef des Dominion, les nombreux scientifiques qui tentent de mettre au point différentes technologies mortelles ou moins mortelles et qui s’en mordent souvent les doigts, le premier mutant (Ashlock) et son « fils » (qui a lui aussi les quatre type de pouvoirs), la majorité des agents mutants et non-mutants de l’ASG… sont des hommes. Bien sûr, il y a quelques femmes de pouvoir de temps en temps (au sein des Dominion, à la solde d’Eckhart ou femme politique), mais elles sont minoritaires.

En parlant de parité, dans la saison 1 il y a à peu près autant de mutantes que de mutants (rôles parlants ou non). De même, parmi les agents mutants de l’ASG, les hommes sont majoritaires (7) mais il y a quand même quelques femmes (4 pour être précise). Dès la saison 2 pourtant, tout s’effondre : seulement 8 femmes mutantes (dont 6 à la solde d’Ashlock, ce qui fait qu’elles sont concentrées sur les trois premiers épisodes), contre 15 hommes. Les choses vont un peu mieux dans la saison 3, même si les hommes restent majoritaires : 11 femmes et 15 hommes[22]. On peut également relever que les personnages masculins identifiés comme mutants voient presque systématiquement leurs pouvoirs révélés, tandis que c’est moins souvent le cas de leurs comparses féminines. Par exemple, il y a plusieurs femmes mutantes compagnes d’Ashlock dont les pouvoirs ne font pas l’objet d’une démonstration.

Dans la saison 1, les Mutants X interviennent régulièrement pour sauver un-e mutant-e : le stéréotype de la demoiselle en détresse y est omniprésent. En effet, sur les 10 opérations de sauvetage ou d’exfiltration[23], 6 concernent des femmes en détresse, soit parce qu’elles sont des proies de l’ASG soit parce que leur mutation devient incontrôlable. On y retrouve également le cliché de la femme manipulatrice sous toutes ses formes : la demoiselle qui profite de son sauvetage pour infiltrer Mutant X et se venger d’Adam (1×14), la dame qui voyant qu’Adam ne peut pas l’aider se tourne vers Eckhart pour obtenir ce qu’elle veut[24] (1×11), les anciennes amies des héros se retournent contre eux et/ou essayent de les piéger (1×8, 1×12, 1×16), sans compter l’incontournable femme-scorpion qui fait tomber les hommes dans son emprise grâce à ses phéromones[25], avant de les tuer avec un de ses dards[26] quand elle n’en a plus besoin (1×20).

Notons cependant que la trahison n’est pas une prérogative féminine, loin de là : plusieurs hommes acceptent d’être aidés par Mutant X (ou demandent leur aide), se faisant parfois passer pour des damoiseaux en détresse pour mieux les trahir (1×17, 1×18, 1×19, 1×21).

D’une façon générale, il ne fait pas bon renouer avec son passé dans Mutant X : les ex-ami-e-s ou ex-petit-e-s ami-e-s voire enfants des ex-ami-e-s ou ses propres parents cherchent généralement à vous trahir (1×08, 1×16, 1×18), à se venger de vous (1×14, 2×10) à vous attirer dans un piège (parfois à leur insu)  (1×20, 2×17, 2×21, 2×22, 3×19) ou plus simplement à vous utiliser (1×11, 1×13, 2×11). Cela dit, les nouvelles relations ne valent pas mieux : lorsque vous rencontrez quelqu’un et que cette personne vous plait, soit c’était trop beau pour être vrai et cette personne essaye de vous tuer (1×07, 1×15, 1×21, 2×08, 2×15, 3×21), soit elle meurt (1×04, 2×08, 2×12, 3×07,3×11), ce qui n’est pas terrible pour bâtir des relations à long terme hors de Mutant X.

Mutant X a en effet pour caractéristique[27] de nouer des tensions romantiques entre les personnages principaux (Brennan/Shalimar, Jesse/Emma puis Jesse/Lexa[28]), affirmées plus explicitement dans la saison 3. Cependant, ces tensions ne prennent pas la forme de relations officielles entre les personnages, ce qui leur permet de tomber régulièrement amoureux-euse du premier mutant ou de la première mutante venu-e[29]. Ces relations peuvent prendre plusieurs formes. Il y a l’incontournable « amour au premier regard », lié à des affinités de mutations. Par exemple, il y a le fameux coup de foudre entre Brennan et Ashley, une autre mutante élémentaire électrique (1×07). Malheureusement, le courant passait mal entre eux : il était courant continu, elle était courant alternatif, leur relation était vouée à l’échec. De même, Shalimar tombe sous le charme animal d’un autre félin : après s’être joyeusement battus, ils tombent joyeusement dans les bras l’un de l’autre (1×04). A la fin de l’épisode, il meurt pour la sauver sur une déclaration d’amour. Enfin, Emma rencontre un autre psyonique (qui a la capacité de voir les différentes issues possibles d’une situation donnée), dès le premier contact mental elle sent qu’ils sont prédestinés (2×12). A la fin, il se sacrifie pour elle. Bref, dans Mutant X, le grand amour dure un peu moins de 40 minutes et permet de garder les personnages principaux en vie. L’amour entre les mutant-e-s est présenté comme étant lié à des caractéristiques génétiques (a minima, les « gênes mutants » et de préférence des mutations de même « type » voire complémentaires[30]. En effet, la différence ontologique des Nouveaux Mutants, ce « destin biologique »[31], les empêcherait à un certain niveau de lier une relation avec une personne non-mutante, qui ne serait donc pas apte à comprendre le poids social lié au fait d’être différent.

Enfin, seulement si la personne vous séduit à la loyale. En effet, dans Mutant X l’amour c’est mortel : quand votre compagnon ne meurt pas à la fin de l’épisode, il y a des chances qu’il essaye de vous tuer, pour consommer votre énergie vitale ou votre liquide rachidien (1×15, 2×08) ou simplement parce que vous avez affaire à une femme fatale (Brennan tombe ainsi sous le charme de la femme-scorpion, dans un épisode audacieusement baptisé Deadly desire (1×20). Mais où vont-ils chercher tout ça ?). Sans compter qu’il est très facile de tomber sous le charme d’un psyonique mégalomane comme Ashlock, qui a « élu » parmi ses disciples une demi-douzaine de petites amies (en quatre épisodes, c’est quand même beaucoup) qui exécutent ses quatre volontés, de gré ou de force (parce qu’il fait dans le contrôle mental en cas de résistance). Quel bad boy.

Bien sûr, la famille, c’est pas terrible non plus. En dehors de Jesse qui semble avoir eu une enfance plutôt calme et sympathique[32] (ce qui n’empêche pas son père d’essayer de se servir de lui dans un épisode de la saison 1), ce n’était pas la fête à la maison pour les autres : Emma a été abandonnée par ses parents à 10 ans et placée en famille d’accueil, Shalimar a été placée en hôpital psychiatrique par ses parents dans son enfance avant de s’enfuir et de vivre dans la rue, Lexa et son frère jumeau se sont retrouvés livrés à eux-mêmes dans leur adolescence, Brennan a échappé de peu à la maison de correction, Nikki (une féline) a été battue par les parents de sa famille d’accueil… Finalement, Ashlock ne s’en est peut-être pas sorti si mal en tuant les siens dans son enfance. Ces conflits familiaux (notamment dans le cas de Shalimar et Nikki, mais aussi celui de Lexa) sont intimement liés au fait que ces trois femmes sont mutantes : elles sont donc perçues comme dangereuses par leurs parents (biologiques ou adoptifs), qui tentent de les « mater ». il n’est pas anodin que les personnages dans cette situation soient de sexe féminin et avec un pouvoir possédant une dimension physique : dans un environnement culturel qui code la femme comme étant naturellement plus faible physiquement de l’homme, des femmes ne se conformant pas à ce moule font peur et suscitent un désir de leurs ascendants de les contrôler (internement, violences physiques).

Si on devait donc résumer le message de Mutant X au regard des trames narratives des épisodes, j’en conclurais ceci. Ne vous fiez à personne de nouveau. Les gens que vous ne connaissez pas essayent généralement de vous manipuler. Ou alors, ils vous quittent prématurément, ce qui reste triste. Ne vous fiez pas non plus aux personnes de votre passé. En général, si vous avez arrêté de les fréquenter, c’est pour une bonne raison. Les gens ne changent pas ou quand ils le font, c’est en mal (ou alors c’est une mutation et ça risque de devenir incontrôlable). Restez proches de votre famille adoptive, la seule à même de vous guider dans la bonne direction (quitte à croire aveuglément votre père de substitution, en général c’est pour votre bien) et de vous aimer même si vous êtes ami-e avec un-e agent-e de l’ASG.

 3. Le genre des superpouvoirs

Venons-en au véritable objet de cet article : le genre des superpouvoirs. Il est difficile à mon sens d’offrir une analyse univoque à ce sujet, tant ils sont variés. De plus, ils sont souvent répartis entre les hommes et les femmes : ainsi, il y a à peu près autant de représentant-e-s de chaque sexe qui possède le don de télékinésie ou de pyrokinésie. Plus largement, les aptitudes aux combats ne sont pas réservées aux hommes : en dehors des mutantes organiques (agilité, projection de venin, préhension aux murs), plusieurs possèdent des pouvoirs offensifs, comme la capacité d’augmenter sa masse (très pratique quand on écrase quelqu’un) (1×09) ou de se téléporter (3×21). De même, certains pouvoirs sont distribués à contre-emploi : c’est une femme qui hérite d’une force colossale (1×08) et un homme d’un bouclier de protection (3×21) et un autre d’une ouïe surdéveloppée (1×13). De même, le contrôle du temps (tourné vers le passé) est une prérogative féminine (2×03, 3×11) tandis que la connaissance du futur (un pouvoir plus passif, donc, bien qu’il engendre des possibilités d’action importantes et donc permet beaucoup de puissance à celui qui le détient par ses connaissances) est réservée aux hommes (2×12, 3×20). Pourtant, si un des deux personnages qui le détient s’en sert effectivement pour augmenter ses possibilités d’action et « changer le destin » (2×12), l’autre un prophète prostré dans une chambre capitonnée et réduit à l’impuissance, le poids de ses connaissances le réduisent à la prostration et à la passivité. En ce qui concerne les pouvoirs liés aux technologies, on rencontre deux télé-cyber (qui ont la capacité de communiquer avec les machines), un de chaque sexe, ainsi qu’un homme qui a le pouvoir de se transformer en onde (et donc de provoquer une sacrée pagaille sur les marchés des Bourses).

Je vais tout de même tenter de dégager certaines tendances.

Tout d’abord, presque tous les félins sont des félines. On peut peut-être l’interpréter comme le signe que les qualités prêtées aux félins (c’est-à-dire la souplesse, l’agilité) sont plus facilement associées aux femmes, tandis que d’autres mutations organiques (ours par exemple) seraient plus facilement associées aux hommes (force physique) ; et ce d’autant que dans les représentations mythiques les Dieux/déesses-félines sont des femmes (Bastet, Sekhmet). Dans une certaine mesure, la figure du mutant félin pourrait renvoyer dans les représentations à une figure du répertoire culturel féminin (celui de la femme fatale): prédation (liée à la séduction), imprévisibilité (ou du moins impossibilité pour autrui de percer ses pensées et ses projets), maitrise de l’instinct mais risque d’en perdre le contrôle dans certaines circonstances (liées à la maternité ou plus largement au désir de protéger ses proches). Plus largement, il y a plus de mutant-e-s organiques femmes (11) que d’hommes (8). Les femmes sont donc plus facilement associées à ce type de mutations que les hommes, qui eux héritent de pouvoir moléculaires ou élémentaires (il y a par exemple plus d’hommes qui possèdent un pouvoir du type « lancer des boules ou des rayons d’énergie » que les femmes). De plus, les mutants organiques hommes portent parfois un stigmate visible de leur condition animale (écailles, queue, pilosité faciale abondante) tandis que chez les femmes, ces détails ne sont jamais visibles au premier abord (pupilles qui changent pour les félins, dards rétractables dans les poignets, double paupières). De même, si ces mutants organiques hommes sont parfois présentés comme dominés par leur animalité et muets (par exemple, un mutant lézard qui émet un sifflement avant de s’enfuir à toute allure, et un mutant araignée-scorpion qui détruit une cabine téléphonique avant d’emprisonner son occupant, désormais décédé, dans un cocon visqueux sur un mur), ce n’est jamais le cas des femmes : même les mutantes reptile, batracien ou scorpion semblent parfaitement humaines et agir selon les standards attendus de cette dernière espèce. Comment l’interpréter ? Est-ce que les femmes, plus proches de l’animalité du fait de leur condition de reproductrice, sont plus à l’aise avec leur part sauvage ? Que les mutations animales donnent aux femmes de nouvelles possibilités de maitrise de leur corps qui les rendent plus séduisantes[33] (et donc plus aptes à cacher les conséquences physiques et mentales de leur mutation) ? Ou est-ce que les producteurs-trices ont simplement eu peur qu’une femme avec une moustache ne fasse pas suffisamment vendeur ?[34]

On peut également noter que ce sont les hommes qui héritent des pouvoirs les plus destructeurs : production de tornades (1×06), mort par simple contact (3×12), explosions (3×05), capacité de faire brûler quelqu’un de l’intérieur par micro-onde (1×21).

En ce qui concerne les pouvoirs psyoniques, on peut également observer une nette disjonction selon le sexe : les femmes font dans la télé-empathie, les hommes dans le contrôle mental. Ainsi, la série présente cinq femmes (Emma incluse) qui peuvent lire dans les pensées ou ressentir les émotions d’autrui[35] (1×09, 3×04, 3×18, 3×20), mais aucun homme n’a ce genre de pouvoirs. A l’inverse, le pouvoir des hommes psyoniques est plus intrusif : quatre hommes peuvent pénétrer la conscience d’autrui par contact ou à distance, prendre le contrôle de leur corps, passer en revue leurs pensées ou les piéger dans leur esprit ou leurs rêves pour obtenir des informations ou les torturer (Ashlock, 1×19, 2×16, 2×20). De même, le contrôle du corps de l’autre (le mettre en stase, le paralyser, prendre possession de son corps par projection astrale ou lui infliger une douleur à distance) est une prérogative masculine (1×05, 2×09, 2×22, 3×01, 3×02).

Enfin, en termes de défenses, la parade des femmes est la furtivité (3) tandis que les hommes se dématérialisent (4), ce qui est à mon sens plus efficace (on peut être victime d’une attaque physique si l’adversaire parvient à repérer où on est quand on est invisible, tandis que c’est relativement difficile de frapper du vent).

Ainsi, si Mutant X n’est pas exactement une série féministe comme en témoigne l’omniprésence des personnages masculins parmi les postes de pouvoir ou de scientifiques, les agents de l’ASG et les Nouveaux Mutants ; et qu’on peut remarquer que les pouvoirs psyoniques sont très différents selon le sexe du personnage, on peut néanmoins saluer le fait que les pouvoirs permettant de plus grandes aptitudes au combat ne sont pas réservés aux hommes, et la manipulation n’est pas réservée aux femmes. En ce qui concerne les personnages principaux, si les pouvoirs des femmes (dans les saisons 1 et 2) lient aptitudes physiques et/ou au combat avec des dispositions mentales (ce qui n’est pas le cas des hommes), il semble que ce soit à leur avantage dans la mesure où leurs capacités sont plus variées et leur permettent une meilleure connaissance de leur environnement sans qu’elles aient à supporter des coûts supplémentaires par rapport aux hommes de l’équipe.

Je précise que le sujet de cet article a été inspiré par cet article
Merci également à Gat pour ses remarques (notamment concernant des approches anthropologiques et culturelles)


[1] Personnellement, je garde un souvenir ému de la fois où j’avais regardé les deux premiers épisodes sur M6 (c’était le bon temps de la trilogie du samedi) et je m’étais dit « ça ressemble quand même vachement à X men » (cette ressemblance n’a d’ailleurs pas échappé à la Century Fox).

[2] Notons cependant que si la majorité des mutants sont issus des expériences de Génome X (l’agence à l’origine des expériences sur l’ADN), certains d’entre eux sont le produit d’expériences militaires (par exemple, un escadron de soldats a été soumis à une expérience liée à une plante. Les héros sont également confrontés à un agent ex-membre du KGB possédant des pouvoirs psyoniques, très utiles en cas d’interrogatoires).

[3] On remarquera le talent des scénaristes/traducteurs pour les noms : la manticore, créature fantastique mi-lion mi-scorpion (bref, une des représentantes de ce qui se fait de mieux en termes de machine à tuer chimérique). Dans Mutant X, comme le nom l’indique, on préfère  mettre l’accent sur l’ADN : le X symbolisant la double hélice des chromosomes se trouve dans le nom de nombreuses institutions (Génome X, Nexxogen, Naxcon, Maxlon) et celui de la bande dissidente qui aide les mutants (Mutant X), leur super-avion s’appelle l’Helix…

[4] C’est pas moi qui le dis, c’est le générique.

[5] Là où dans Heroes dans mon souvenir les pouvoirs ne sont qu’occasionnellement utilisés dans le cadre de bagarres, Mutant X est une série d’action et un bon mutant est un mutant qui a des aptitudes potentiellement utiles dans le combat.

[6] Il faut quand même dire que cette agence semblait increvable : les Mutants X s’y sont introduits plusieurs fois pour y mettre le bazar, leurs systèmes informatiques ont été détruit une ou deux fois, Eckhart perd la mémoire à la fin d’un épisode…

[7] Gabriel Ashlock, premier mutant et cumulant un pouvoir de chaque type, psychopathe (le genre qui a tué ses parents à 10 ans), il penche pour la domination des mutants sur les non-mutants puis prenant cruellement conscience qu’il est mortel, il projette de détruire le monde. Il passe comme la rose (en plus explosif) en quatre épisodes.

[8] Disparu suite à l’explosion de Naxcon, le QG d’Eckhart dans la saison 2. Dans cette série, les explosions semblent la seule façon efficace de régler les problèmes (explosion de Génome X, Naxcon, de Nexogen, du Sanctuaire suite à l’intrusion d’Ashlock, d’un laboratoire de drogue, d’usines ciblées par des éco-terroristes, du QG des Dominion…).

[9] Il est entré à l’Université à 12 ans, rendez-vous compte.

[10] A savoir les expériences qu’il a menées chez Génome X.

[11] C’est-à-dire une femme dont l’ADN a été mêlé à de l’ADN de félin.

[13] Cette aptitude à la séduction (sur les hommes) n’est cependant pas présenté comme un « pouvoir » en tant que tel, cependant à plusieurs reprises dans la série des hommes tombent sous son charme du fait de sa beauté.

[14] Il y a bien Niki/Jessica Sanders dans Heroes, mais elle est totalement dominée par son pouvoir, au point de se faire interner pour se protéger et protéger autrui de son autre personnalité surpuissante, ce qui n’est pas exactement un exemple d’empowerment féminin.

[15] Deux des mutants dans ce cas, un homme-lézard et un homme-araignée-scorpion sont d’ailleurs clairement renvoyés à l’animalité : ils ne parlent pas, ont une apparence physique animalisée (queue, écailles) et font preuve de sauvagerie. Ce n’est cependant pas le cas des deux femmes dans cette situation (une femme-reptile et une femme-scorpion) qui ont une apparence normale au premier abord et qui semblent également maitriser leurs instincts.

[16] Par exemple, elle préfère sa viande cuite à point, un bel exemple de civilisation.

[17] Ce qui renvoie à la notion de « pouvoirs passifs » en ésotérisme, susceptibles de progresser et d’évoluer grâce à une meilleure connaissance de soi.

[18] « En réalité je trouve ça plutôt chouette. […] En réalité j’ai enfin la sensation que je vais pouvoir me rendre digne de l’équipe. […] Brennan, Jesse et Shalimar utilisent leur force sur le terrain alors que moi je me contente de jouer avec les sentiments des autres. Maintenant, je vais avoir la chance de botter quelques derrières. » (Emma, 1×22)

[19] Ne riez pas, c’est moins impressionnant, mais ça peut être très utile quand on est en cavale.

[20] Jessie manque de se désintégrer définitivement lors d’une épidémie mortelle qui touche les mutants et leur fait perdre le contrôle de leurs aptitudes et dans un autre épisode de voir ses organes vitaux se durcir, entrainant sa mort, après avoir été touché par une balle particulière, Shalimar est infectée par un virus qui touche les mutants organiques en faisant prendre à leur côté animal le dessus, Brennan connait une crise de sa mutation lors d’un épisode et en perd le contrôle. Lexa envoie joyeusement des éclairs lumineux autour d’elle après avoir été droguée.

[21] La maitrise de la technologie informatique n’est cependant pas une prérogative exclusivement masculine : un des épisodes met en scène deux femmes anciennes hackeuses.

[22] Parmi les mutant-e-s nouvellement introduits, n’ont pas été pris en compte les personnages déjà présents dans la saison 2

[23] Mutant X aide les Nouveaux Mutants qui désirent se mettre hors de portée de l’ASG en leur offrant une place dans les « mondes souterrains », des lieux sécurisés où ils peuvent se cacher.

[24] Mais bon, c’est pour rester plus longtemps auprès de sa famille, l’instinct maternel ça fait tout pardonner.

[25] Adam déclare « c’est la seule femme au monde à laquelle aucun homme au monde ne peut résister », parce qu’on est très hétérosexiste dans Mutant X.

[26] Oui parce que comme c’est une femme-scorpion, elle est deux fois plus fourbe qu’un scorpion normal, du coup elle a deux dards.

[27] Assez drôle à mon goût.

[28] On a la mémoire courte chez Mutant X. On a la mémoire courte chez Mutant X. En effet, une des particularités de cette série est de fonctionner comme un dessin animé : les évènements et les personnages d’un épisode sont rarement repris dans les suivants, que ce soit les petit-e-s ami-e-s (Tonni disparait ainsi brusquement après être sortie avec Jesse pendant un épisode) ou les dommages occasionnés aux locaux de Génome X, à part dans les « groupes » d’épisodes (1×01 et 1×02, 1×22 à 2×03, 2×22 et 3×01). Sur l’ensemble de la série, un seul personnage refait une apparition ultérieurement (il s’agit d’un ancien ami de Brennan). Cette amnésie est telle que des possibilités narratives laissées ouvertes à la fin d’un épisode (comme la fuite de la mutante ayant de l’ADN scorpion ou la grossesse d’une mutante qui serait enceinte d’Ashlock) n’ont jamais été poursuivies dans un autre épisode. Et pourtant, le passé des personnages principaux ne cesse de pointer le bout de son nez pour fournir les intrigues des épisodes.

[29] Gardons bien à l’esprit qu’il s’agit toujours d’attirances hétérosexuelles. Dans Mutant X, on est mutant-e-s, pas déviant-e-s.

[30] Comme dans l’épisode où Lexa, mutante qui maitrise la lumière, a une relation amoureuse avec un mutant qui maitrise l’ombre (3×13) ou celui où Brennan est attiré par une mutante électrique « courant alternatif » (1×07).

[31] Qui encore une fois est plus présent dans Mutant X que dans d’autres séries de personnages aux superpouvoirs dans la mesure où leurs capacités sont présentées comme déterminés par les gènes qu’on leur a implantés, contrairement à Heroes où le fait d’avoir des parents mutants indique simplement la possibilité d’avoir des pouvoirs (qui ne sont donc pas forcément similaires à ceux des parents). De plus, là où dans les films X men un « antidote » fiable aux superpouvoirs a été mis au point, la seule tentative de mettre au point un antidote dans Mutant X se solde par la mort des patient-e-s (1×04) : la mutation est présentée comme inéluctable et intimement liée à la personne qui est porteuse.

[32] En raison de son pouvoir plus facile à dissimuler ?

[33] Notamment les félines qui ont a priori une manière de se mouvoir plus fluide.

[34] Non je plaisante.

[35] Ce qui leur joue parfois des tours, comme dans le cas d’une profileuse télépathe qui à force de vouloir entrer dans la tête d’un psychopathe finit par le faire entrer dans la sienne et à perpétrer des meurtres pour lui.

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